Bienvenue à vous tous, qui cherchez la voie.

Écoutez les saintes paroles de Saint Augustin.

 

" Les hommes... qui aiment Dieu qui habite en eux, forment la cité de Dieu. Et comme toute cité est rassemblée par une certaine loi, leur loi à eux.

 

C'est l'amour, et l'amour c'est Dieu. "

 

" Courons donc, mes frères ! Courons et aimons le Christ. Quel Christ ? Jésus Christ . Qui est-il, celui là ? Le Verbe de Dieu...." ( La cité de Dieu )

 

 " Personne ne vit sans aimer " "Je n'aimais pas, j'étais amoureux de l'amour"

   " La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure " "C'est par l'amour qu'on demande, qu'on cherche, qu'on connaît Aime donc et fais ce que tu veux"

 

 

 

 

 

VOYAGE SUR LES CHEMINS SPIRITUELS DE FRANCE

             DU VENDREDI 12 AU SAMEDI 20 MAI 2017

                                      PRIX : 975€

Nous sillonnerons les routes France, en partant de NICE, notre première étape : Les Saintes-Maries-de-la-Mer 

     En-dehors du groupe des douze apôtres qui partirent diffuser le message de Jésus-Christ à travers le monde, d'autres disciples et parents de Jésus ont également quitté la Terre sainte et connu des destins étonnants. Arrêtons-nous sur celui d'une poignée d'entre eux, à l'origine d'une tradition populaire établie dans le sud de la Gaule romaine : la barque des saintes Maries. Cette aventure et ses implications dans l'Histoire de l'Occident chrétien méritent qu'on s'y attarde .Vers l'an 45, une dizaine de disciples de Jésus fuyant la persécution d'Hérode Agrippa se rendirent à Joppé, où ils furent pris par des Juifs hostiles à leur foi. On les condamna à être jetés dans une barque sans voile ni rames, et abandonnés en pleine mer au large de la Palestine. 

 

      Dans cette frêle embarcation se trouvaient plusieurs proches du Nazaréen, parmi lesquels Marie-Madeleine, Marthe sa soeur probable, Lazare leur frère, Marie Jacobé une soeur de la Vierge, Marie Salomé la mère de deux apôtres et Sainte Sarah. 

       

       Les occupants de la barque livrée au hasard des flots furent cependant sauvés par le souffle puissant d'un vent providentiel, qui les poussa jusqu'à la côte provençale de Camargue où ils accostèrent sans encombres ni pertes humaines. Ses occupants furent recueillis par des bergers, puis ils décidèrent de se séparer afin de prêcher l'évangile en des lieux différents du pays.

     L'église  forteresse des Saintes Marie de la Mer, telle qu'elle se dresse aujourd'hui date des XIème et XIIème siècles, au milieu du XVIIIème siècle. Le clocher a subi de son côté de nombreuses réfections

   Sainte Sara, humble servante ? " SARA, la légende chrétienne nous la présente comme l'humble servante, la familière, qui pleure sur la grève le départ de ses maîtresses Jacobé et Salomé, que la fureur des Juifs a jetées avec d'autres dans cette "barque sans rame ni voile". Révoltée, Sara veut partager le sort des condamnées, quel qu'il soit. Alors, Salomé lui jette son manteau sur lequel elle marche à travers les flots et vient prendre place auprès de ses amies.

 

    Notre route continue et nous nous arrêtons à Aigues-Mortes : 2000 ans d’Histoire vous attendent dans la cité royale construite selon la volonté de Saint Louis.

XIII° siècle – début de la fortification d’Aigues-Mortes

un point de départ pour les CROISADES

 

   Dès 1244, l’architecte Eudes de Montreuil dresse les premiers plans du port et de la ville. Le chroniqueur Jean de Joinville, Sénéchal de Champagne, qui doit devenir le minutieux historien du roi Louis IX, insiste sur le fait que le roi Louis collabore quotidiennement avec son architecte. Pendant quatre ans, toute la contrée se consacre à cette œuvre immense. Non sans conflits. Il a fallu imposer la corvée royale à des régions entières, jusqu’au delà d’Alès. Cette obligation se prolongeant, elle provoque des mutineries. Il faut transiger et offrir la suppression de tous les Impôts et tailles, des péages et des gabelles à

ceux qui continueront à travailler.

 

   Louis IX vient s’installer à Aigues-Mortes parmi les troupes croisées qui arrivent chaque jour, vers le début du mois de juillet 1244. Il s’installe dans une vaste demeure que les Templiers ont mise à sa disposition – on la montre encore au siècle dernier sous le nom de « l’oustaou dai Crousa » le logis des Croisés – il est accompagné de sa femme Marguerite de Provence, de ses deux frères Robert d’Artois et Charles d’Anjou. Tous les grands seigneurs et barons de France doivent l’y rejoindre.

Nous continuons notre route jusqu’à Saint-Gilles où nous allons passer la nuit.   

        

 L’abbatiale de Saint-Gilles Fondé au 7è siècle, le monastère était dédié à 

Saint Pierre et à Saint Paul. Au milieu du 9è siècle, Saint Gilles, ermite local très vénéré, lui donna son nom. Son tombeau, placé dans l'église, allait y attirer des foules de pèlerins.

  

À la fin du 11è siècle, on entreprit la construction d'une très vaste église au-dessus du tombeau du saint. Mais au début du 13è siècle, elle n'était toujours pas terminée. 

  Pendant les guerres de religions, l'église fut démolie par les protestants. Seules, la crypte et la façade échappèrent à la destruction. Le façade fut restaurée de 1842 à 1868.

 

Saint-Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720) .... Patron des estropiés, on invoque saint-Gilles contre le cancer, la stérilité des femmes et la folie.

   Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne: à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne Se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard, alors port de mer, étape de pèlerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle. Gilles a toujours son tombeau dans la crypte de l'abbatiale.

  Nous reprenons la route en direction de Conques : Au cœur de la vallée du Lot, cette étape incontournable des Chemins de Saint-Jacques recèle bien des trésors : autour des maisons à colombages, l’abbatiale Sainte-Foy des XI et XIIème siècles, ses 250 chapiteaux, ses vitraux contemporains de Pierre Soulages et son tympan aux 124 personnages sculptés dans la représentation du Jugement Dernier, mais aussi Le Trésor, celui de Sainte-Foy, reliquaire recouvert d’or et de pierres précieuses…

   Après la visite de Conques, nous prenons la direction de Rodez où nous sommes attendus pour le déjeuner à Olemps. Après le déjeuner nous partons pour  visiter  Conques. 

 Nuit à Cransac.

Dimanche nous voilà en route pour Rocamadour où nous assisterons à la messe dominicale. ( nous restons à Rocamadour toute la journée, la nuit et la matinée du lundi)

                      ROCAMADOUR ENTRE CIEL ET TERRE

 Rocamadour est de ces lieux qui ont inscrit leur nom à la postérité

   Édifié au nom du courage et de la foi, en haut d’une falaise dominant les gorges   de l’Azlou, ce village égrène ses maisons médiévales, ses sanctuaires semi-troglodytiques dans un décor de carte postale. Une carte postale oui mais pleine de charme, de charisme et de spiritualité.

 

 

 

 

 

 

Haut lieu de pèlerinage

  Rocamadour est avant tout un haut lieu de pèlerinage. Dès le 12ème siècle, elle attire souverains et saints de toute l’Europe. Le succès grandissant, la petite cité se couvre peu à peu d’édifices religieux et de fortification. Au 15ème siècle, les pèlerinages passant de mode, Rocamadour s’assoupit doucement. Il faudra attendre 1858 pour que débutent d’importants

 

Cité sacrée et haut lieu de pèlerinage, le village de Rocamadour, accroché sur sa falaise de calcaire, domine majestueusement le canyon de l'Alzou. Quel environnement sauvage et préservé ! Célèbre pour ses sanctuaires et plus particulièrement pour sa Vierge Noire, Rocamadour attire chaque année un grand nombre de visiteurs et de pèlerins. Le village de Rocamadour est d'ailleurs le deuxième site le plus visité de France après le Mont Saint-Michel ! Après avoir gravi les 216 marches du Grand Escalier menant au parvis des églises, pèlerins et promeneurs découvrent les sept sanctuaires de Rocamadour, parmi lesquels la chapelle Notre-Dame, la basilique Saint-Sauveur et la chapelle Saint-Michel. Incontournable, la chapelle Notre-Dame ou chapelle miraculeuse renferme une statue de la Vierge Noire datant du XIIe siècle. A proximité de cette chapelle se trouve le tombeau de saint Amadour. L'ancien palais épiscopal, dont l'entrée est également située sur le parvis, abrite le musée d'Art Sacré qui réunit une collection d'oeuvres religieuses de la cité. Du sommet du village médiéval, des remparts de l'ancien fort plus exactement, le panorama sur l'ensemble du site, tout comme sur le canyon de l'Alzou et les paysages préservés alentours du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, est vraiment superbe.

À ne pas rater        

 

   • L’Hospitalet, le belvédère d’où l’on a la plus belle vue sur le village.        

   • La rue piétonne, l’unique rue commerçante de Rocamadour. Entre deux boutiques, on remarquera les belles maisons qui la jalonnent.    • La maison Hugon (XIII – XVIIème s), la maison de l’Écu, la maison de la Caretta 

          (XIVème s), l’hôtel de ville et les tapisseries Lurçat.

Nous repartons et nous empruntons le chemin de Compostelle avec un arrêt à la Chaise-Dieu, puis direction le Puy-en-Velay.

De ce passé L'abbatiale de la Chaise-Dieu, véritable cathédrale en pleine forêt

                                                                          L’abbaye de La Chaise-Dieu.

 

L'abbatiale de la Chaise-Dieu, véritable cathédrale en pleine forêt et son célèbre Festival de musique font la renommée de la ville.

Festival de musique de La Chaise-Dieu

   Lorsqu’en 1043, Robert de Turlande quitte les chanoines de Brioude à la recherche d’une vie plus ascétique, c’est sur ce plateau granitique qu’il s’installe, à 1082 m. d’altitude. La Casa Dei (Maison de Dieu) est née…

Bientôt rejoint par des centaines de disciples, Robert de Turlande fonde en 1050 un monastère bénédictin qui deviendra vite une abbaye aux multiples dépendances, rayonnant sur l’Europe.

 

   Robert de Turlande, travailleur infatigable à la charité inépuisable, est canonisé Saint Robert en 1070, trois ans seulement après sa mort. Trois siècles plus tard un ancien moine de La Chaise Dieu devient pape sous le nom de Clément VI. Très attaché à son abbaye d’origine, il voulut y être inhumé, dans une abbatiale digne de son rang. 

Nous reprenons la route et nous, nous rendons au Puy-en-Velay (nous restons une nuit.)

                                  Puy-en-Velay, la ville au coeur du volcan

  Point de départ de la « Via podiensis » vers St-Jacques de Compostelle et de la Régordane, le Puy-en-Velay est avant tout un site exceptionnel.

 

  Préservée des atteintes du temps, cette ville de 20 500 habitants réserve bien des surprises aux visiteurs. Il fait bon découvrir l’étonnante la Chapelle St-Michel d’Aiguilhe, la Cathédrale (inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tout comme les chemins de St-Jacques), son cloître du XIIe siècle, son musée d’art religieux et le Rocher Corneille et la Statue Notre-Dame de France.

 

  Tout l’environnement de la haute-ville est compris dans un secteur sauvegardé de 35ha où sont protégés les éléments architecturaux des anciennes demeures, ornées de tourelles, de portes sculptées et de fenêtres à meneaux. Enfin une visite de cette cité ne saurait être complète sans la découverte du Musée Crozatier.

Rocher Corneille - Statue Notre-Dame de France

  Le 8 septembre 1855, jour de la fête de la nativité de la Vierge, le général Pélissier est vainqueur, au cours de la guerre de Crimée, du siége de  Sébastopol. 213 canons pris au Russes permettront de réaliser, en fonte de fer, la statue que le diocèse du Puy souhaite dédier à Notre Dame de France

  Œuvre du sculpteur Jean- Marie Bonnassieux, la statue fut inaugurée le 12 septembre 1860 devant 120 000 pèlerins. Elle mesure 16 mètres de haut et 22,70 mètres avec le piédestal !

D’un poids total de 835 tonnes, dont 110 tonnes pour la statue, 680 tonnes pour le piédestal en pierre et 45 tonnes pour le revêtement en fer, c’est une œuvre impressionnante.

  Du rocher Corneille, point culminant du bassin du Puy en Velay, un panorama exceptionnel sur la cathédrale, la vieille ville et l’ensemble de la région s’offre à vous.

 

Rocher et chapelle Saint-Michel D'Aiguilhe

  Le rocher d’Aiguilhe, de 82 mètres de hauteur, est la cheminée d’un ancien volcan, appelé neck. Une chapelle dédiée à Saint Michel, à laquelle on accède par un escalier de 268 marches, fut élevée en 962 par le chanoine Truanus et consacrée par l’évêque du Puy, Gothescalk, pèlerin de Saint Jacques de  Compostelle. Élu 4ème monument préféré des français en 2014.

 Véritable « joyau de l’art roman », la façade de cette chapelle présente un ensemble polychrome remarquable. L’abside, ancien oratoire primitif, possède une voûte décorée de peintures datant probablement du X° siècle. En 1851, le peintre Anatole d’Auvergne fut chargé par les Monuments Historiques du décapage et du relevé des peintures murales.

 

  C’est en 1855 que le clocher actuel fut édifié ; le campanile originel avait été détruit par la foudre en 1245. Des travaux entrepris en 1955 pour la réfection de l’autel ont  permis la découverte d’un christ reliquaire du X° siècle, d’un coffret en ivoire dans lequel se trouvait une croix pectorale et de deux coupelles de bronze renfermant des reliques. Remarquable ensemble de fresques récemment restauré.

Cathédrale Notre Dame du Puy

La Cathédrale est inscrite depuis 1998 au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. 

Après une première église construite au V ° siècle, la cathédrale a été édifiée sur le mont Anis. Au XII° siècle, l’afflux des pèlerins conduit à asseoir quatre travées au dessus d’un porche voûté, pour compenser la pente du mont Anis. L’entrée s’effectuait par un escalier qui débouchait au milieu de la nef centrale.

 

   Au XIX° siècle, l’édifice a été considérablement transformé, mais les six coupoles et d’admirables décors peints ont été préservés. De 1994 à 1999, une restauration d’ensemble a permis la restitution de l’escalier central fermé au XVIII° siècle, la réfection des parements intérieurs et le remontage de l’orgue avec son buffet à double face du XVII° siècle. 

  Un nouvel autel a été placé à la croisée du transept, tandis que l’autel des «pèlerins», contre le mur est, porte la «Vierge Noire» qui a remplacée la statue primitive, brûlée à la Révolution.

Cloître de la cathédrale du Puy et exposition Ors et Broderies

  Le cloître , édifice majeur et de référence de l'art roman des XI° et XII° siècle (classé monument historique),  accolé au nord de la  Cathédrale , est remarquable par la diversité de ses chapiteaux et la richesse de ses décors polychromes.Il est  inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

 

La salle capitulaire ornée d'une fresque de la Crucifixion du XIII° siècle accueillait les chanoines.

  Bien que restauré au XIX° siècle, le cloître présente une série remarquable de chapiteaux historiés du XII° (représentation des quatre évangélistes, course des centaures, un abbé et une abbesse se disputant la crosse….).

 

  Aménagé dans l’ancienne salle des Etats du Velay, le Trésor d’art religieux rassemble des ex-voto, des manteaux brodés de la Vierge Noire du Puy en Velay, un parchemin du XV° siècle, des sculptures du XVII° de Pierre Vaneau.

Dans une récente scénographie est présentée l'exceptionnelle collection  Cougard - Fruman de broderies liturgiquesdu XV° au XX° siècle

 Sanctuaire Saint-Joseph De Bon Espoir

  À proximité du Puy-en-Velay, au cœur de la vallée de la Borne, la basilique Saint Joseph de Bon- Espoir d’Espaly, achevée en 1918, occupe l’emplacement de l’ancienne chapelle d’un château fort. La monumentale statue mesure 22,40 mètres de haut et semble répondre à Notre-Dame de France située sur le rocher Corneille au Puy-en-Velay.

  Œuvre du frère André Besqueut, la statue a été construite en béton armé. Sa réalisation fut approuvée par le pape Pie X. L’inauguration et la bénédiction eurent lieu le 11 avril 1910.

 

  Lors de votre passage, admirez  la chapelle nichée dans la roche. Autour du sanctuaire, quelques rues étroites et pittoresques  (rue abbé-Fontanille, rue du Rocher,  rue de l’Entonnoir…) constituent le vieil Espaly.

Nous voilà repartis, nous laissons le chemin de Compostelle pour nous rendre sur un grand lieu marial : Paray-le-Monial, (nous y restons deux nuits)

Paray le Monial, ville sanctuaire, est située au coeur de la vieille province française de Bourgogne,

   Dans une région marquée, au Moyen-Age par le rayonnement de la grande abbaye bénédictine de Cluny, les nombreuses églises romanes qui parsèment la région en portent encore le témoignage, en particulier la magnifique basilique de Paray le Monial. Ce patrimoine nous fait contempler le labeur des moines qui ont forgé cette terre.

 

  Pour se dégager de l’emprise du système féodal, le renouveau monastique naît à Cluny en 910, directement sous la responsabilité du Pape. Libre des influences seigneuriales, les moines reviennent à l’esprit de la Règle de Saint Benoît, et sont rapidement sollicités pour de nouvelles fondations dans l’Europe entière. Paray-le-Monial sera l’une d’entre elles. Les moines bénédictins de Cluny y fondent un prieuré sur les rives de la Bourbince.

 

                       L’amour de Dieu est pour chacun de nous,

 

  Au XVIIème siècle, le Christ est apparu à Sainte Marguerite-Marie. Il lui a confié, entre 1673 et 1675, trois grands messages pour l’Eglise et pour le monde. Elle en fit connaître le contenu, aidé en cela par Saint Claude La Colombière. C’est un message pour le monde d’aujourd’hui, en quête de sens et d’espérance qui à la fois s’enracine dans le symbole du coeur et de toute l’

 

  À l’école de Sainte Marguerite Marie, nous comprenons quelle humble réponse nous pouvons donner à cette attente du Coeur de Jésus : Lui offrir notre coeur en retour.  À l’école de Saint Claude La Colombière, l’apôtre de la confiance, nous apprenons à croire que tout est possible grâce à la miséricorde infinie du Seigneur :

L’amour de Dieu est pour chacun de nous, qui que nous soyons.

Sainte Marguerite Marie Alacoque

Messagère du Message de Jésus

 

   Nous sommes au XVlle siècle, le siècle de Louis XIV (1638-1715).

   La France sort meurtrie des guerres de religion et se débat avec le jansénisme qui, peu à peu, insuffle dans l’Église plus de crainte que d’amour pour Dieu. Dans l’élan réformateur du Concile de Trente, l’Église voit surgir de nouvelles fondations comme l’ ordre de la Visitation-Sainte-Marie fondé dès 1610 à Annecy et dont les fondateurs, l’évêque François de Sales et Mère Jeanne de Chantal, écrivent:

  Dès l’âge de 5 ans, au cours d’une messe célébrée dans le château de sa marraine elle se sent pressée par le Christ à prononcer ces mots:

 

« Mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais voeu de perpétuelle chasteté. » (Marguerite-Marie Alacoque)

 

   À la mort de son père elle est recueillie avec sa mère chez des parents aux moeurs rudes et brutaux. Elle trouve réconfort dans la prière et c’est alors qu’elle a les premières visions du Christ qui lui apparaît généralement sur la croix ou, comme un soir où elle avait été entraînée au bal, sous la forme de l’Ecce Homo ayant subi les coups de la flagellation. Elle ne s’en étonnait guère et pensait que les autres bénéficiaient du même genre de manifestations. Au cours de cette période, le Christ Lui-même lui apprend à prier et à se recueillir dans l’oraison du coeur : elle doit se prosterner, demander pardon pour ses fautes puis Lui offrir ce moment de prière.

 

   Le 20 juin 1671, elle entre à 24 ans au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial après avoir entendu Jésus lui dire: « C’est ici que Je te veux ». Lorsque un an et demi plus tard elle se prépare à sa profession religieuse, elle expérimente de façon extraordinaire la présence intime de Dieu – « les fiançailles mystiques » – qui la conduisent en des extases particulières. Elle comprend que sa vocation sera d’ être un apôtre de l’Amour de Dieu en s’offrant tout entière en union avec le Christ immolé sur la Croix.

    Elle fera sa profession religieuse le 6 novembre 1672. Elle s’y prépare par une retraite de dix jours sans interrompre son travail : elle est en charge de l’ânesse du monastère qu’elle garde pour éviter qu’elle ne dévaste le jardin avec son ânon. Sous un bosquet de noisetier elle reçoit du Christ des lumières particulières sur le mystère de Sa Passion. 

  Au cours de ses premières années de vie religieuse, elle connaît de nombreux moments de grâces particulières, comme ce 1er juillet 1673 où, au cours du chant de l’office, une lumière divine vient reposer sur ses bras sous « la figure d’un petit enfant » qui la guérit d’une grave extinction de voix.

Le 4 octobre de la même année, elle contemple saint François d’Assise dans une éminente lumière de gloire auprès du Seigneur Jésus, au-dessus des autres saints, et le reçoit comme guide particulier « pour, écrit-elle, me conduire dans les peines et les souffrances qui m’arriveraient ».

  Entre 1673 et 1675 ont lieu les « Grandes apparitions » au cours desquelles Jésus lui dévoile son Coeur « passionné d’ amour» et lui exprime son désir d’être aimé en retour. Il lui rappelle son amour pour tous les hommes dont il regrette la froideur et l’ ingratitude , spécialement envers sa présence Eucharistique. Il demande alors l’institution d’une nouvelle fête pour honorer son Coeur en communiant avec un amour tout particulier ce jour-là.

    Il s’agit de la Fête du Sacré-Coeur, célébrée trois semaines après la Pentecôte, qui sera instituée officiellement en 1765 et étendue à toute l’ Église en 1856.

 

En 1675, il arrive  jeune Père jésuite à l’âme fervente,  dont l’intelligence vive, comme sa délicatesse, en font un homme apprécié en haut lieu : « Il a des talents remarquables , un jugement rare, une prudence achevée. Son expérience est grande … Je le crois apte à toutes sortes de ministères » avait  dit de lui son Père Maître au Père Général de la Compagnie de Jésus.

  Pour le moment cependant, le voici nommé supérieur de la résidence des Jésuites à Paray-le-Monial, cependant qu’à la Visitation de Paray, une jeune mystique a besoin d’un guide éclairé. Dès les premières visites au monastère, il reconnaît en Marguerite-Marie « une âme de grâce ». La supérieure, Mère de Saumaise, ordonne à la soeur de s’entretenir avec lui de son expérience mystique. Au fil des rencontres, le père Claude met à l’épreuve son âme de religieuse pour sonder la vérité des communications qu’elle reçoit. Se rendant à l’évidence il apaise alors son coeur angoissé et lui recommande de s’abandonner sans crainte, mais toujours humblement, aux mouvements de l’esprit qui l’habite. Il l’encourage, mais aussi lui impose de ne pas répugner à la prière de l’office avec ses soeurs au profit d’une prière plus sublime qui ne cesse de l’attirer. Il lui commandera aussi de mettre par écrit tout ce qui se passe en elle, injonction à laquelle Marguerite-Marie se pliera par obéissance, mais avec néanmoins de vives réticences intérieures.

  Les années passent. Le père La Colombière est nommé en 1676 prédicateur de la Duchesse d’York en Angleterre. Marguerite-Marie poursuit son chemin et, peu à peu, la communauté des religieuses est acquise au culte du Sacré-Coeur. La vie au monastère reste rude et exigeante et la Visitandine ressent de plus en plus l’impasse de son péché. et de celui des hommes dont elle veux consoler le Coeur de Jésus. En 1684, elle fait une retraite au cours de laquelle elle reçoit la grâce du mariage spirituel qui l’introduit dans une vie de profonde intimité avec son Époux. Elle est nommée maîtresse des novices qu’elle désire conduire sur le chemin de la sainteté en leur enseignant le culte du Sacré Coeur qui est, selon elle, « le plus court chemin » pour y parvenir. Le récit des apparitions et les demandes du Christ à Marguerite-Marie sont prises au  sérieux au sein du couvent qui entreprend de vivre l’Heure Sainte et de vénérer l’image du Coeur de Jésus. En 1686, une chapelle construite dans le jardin du monastère lui est dédiée où les soeurs célèbrent la première fête du Sacré Coeur.

 

Après deux nuits sur ce lieu d’une très grande spiritualité, nous partons pour nous rendre chez le curé d’ARS. (Nous restons une nuit)

    Jean-Marie Vianney

 

Paroles du curé d’Ars

 

« Si nous comprenions bien ce que c’est d’être enfant de Dieu, nous ne pourrions faire le mal… être enfant de Dieu, oh, la belle dignité ! »

« La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. »

« Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c’est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. »

« Donnons donc cette joie à ce bon Père : revenons à lui… et nous serons heureux. »

« Le bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir. Sa patience nous attend ! »

« Il y en a qui donnent au Père Éternel un cœur dur. Oh, comme ils se trompent ! Le Père Éternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon : on ne donne pas ce qu’on n’a pas… »

« Il y en a qui disent : “J’ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner”. C’est un gros blasphème. C’est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n’en a point : elle est infinie. »

« Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu. »

« Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême. »

« Le bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par-derrière ses épaules, c’est-à-dire il les oublie, il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. »

« Il ne sera plus parlé des péchés pardonnés. Ils ont été effacés, ils n’existent plus ! »

ARS 2017 : ANNEE DE LA MISSION !

 

 Ce curé qui ne quitta pas sa paroisse d’Ars fut un des plus grands missionnaires des temps modernes. » (Albert Bessières)

 

Né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney connaît une enfance marquée par la ferveur et l’amour de ses parents. Le contexte de la Révolution française va cependant fortement influencer sa jeunesse : il fera sa première confession au pied de la grande horloge, dans la salle commune de la maison natale, et non pas dans l’église du village, et il recevra l’absolution d’un prêtre clandestin.

Deux ans plus tard, il fait sa première communion dans une grange, lors d’une messe clandestine, célébrée par un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de répondre à l’appel de Dieu : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », dira-t-il à sa mère, Marie Béluze. Mais son père s’oppose pendant deux ans à ce projet, car les bras manquent à la maison paternelle.

 

Séminariste et déserteur

  Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès de l’abbé Balley, Curé d’Écully. Les difficultés vont le grandir : il navigue de découragement en espérance, va en pèlerinage à la Louvesc, au tombeau de saint François Régis.

  Il est obligé de devenir déserteur lorsqu’il est appelé à entrer dans l’armée pour aller combattre pendant la guerre en Espagne. Mais l’Abbé Balley saura l’aider pendant ces années d’épreuves. Ordonné prêtre en 1815, il est d’abord vicaire à Écully.

Arrivée à Ars

  En 1818, il est envoyé à Ars. Là, il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat : "La Providence" et prend soin des plus pauvres.

 

Confesseur

Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur.

Assailli par bien des épreuves et des combats, il garde son cœur enraciné dans l’amour de Dieu et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes. Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu.

Prêtre se consumant d’amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins, il meurt le 4 août 1859, après s’être livré jusqu’au bout de l’Amour. Sa pauvreté n’était pas feinte. Il savait qu’il mourrait un jour comme "prisonnier du confessionnal".

 

Le doute

Il avait par trois fois tenté de s’enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de Curé, et pensant qu’il était plus un écran à la bonté de Dieu qu’un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : « j’ai fait l’enfant ». Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont l’évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà leur modèle.

Patron de tous les curés

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l’univers”. Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986.

Aujourd’hui Ars accueille 550000 pèlerins par an et le Sanctuaire propose différentes activités. Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l’école de "Monsieur Vianney". Car, Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !

En 2010, une Année Sacerdotale fut déclarée par le Pape Benoît XVI pour toute l’Église, sous l’égide du Saint Curé. 

 Nous voilà sur le chemin qui nous mène à Notre-Dame de la Sallette ( Nous restons une nuit)

 

Apparition de la Très Sainte Vierge sur la Sainte Montagne de La Salette

La belle dame se lève. Eux n'ont pas bougé. 

Elle leur dit en français: 

 

Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.  

 

Alors, ils descendent vers elle. Ils la regardent. Elle ne cesse de pleurer. "On aurait dit une maman que ses enfants auraient battu et qui se serait sauvée dans la montagne pour pleurer". La belle dame est grande et toute de lumière. Elle est vêtue comme les femmes de la région: longue robe, grand tablier à la taille, fichu croisé et noué dans le dos, bonnet de paysanne. Des roses couronnent sa tête, bordent son fichu et ornent ses cheveux.

 

 

 

 

 

 

L’ÉVÉNEMENT

Le 19 septembre 1846, deux enfants disent avoir rencontré une "Belle Dame" dans les alpages où ils faisaient paître leurs vaches, au dessus du village de La Salette. Maximin Giraud a 11 ans et Mélanie Calvat 14 ans.D’abord assise et toute en larmes, la "Belle Dame" se lève et leur parle longuement, en français et en patois, de "son Fils" tout en citant des exemples tirés du concret de leur vie. Elle leur laisse un Message en les chargeant de le " faire bien passer à tout son peuple. "Toute la clarté dont elle est formée et qui les enveloppe tous les trois, vient d’un grand Crucifix qu’elle porte sur sa poitrine, entouré d’un marteau et de tenailles. Elle porte sur ses épaules une lourde chaîne et, à côté, des roses. Sa tête, sa taille et ses pieds sont entourés de roses. Puis la " Belle Dame " gravit un raidillon et disparaît dans la lumière.

 

L’ÉGLISE RECONNAÎT L’APPARITION

Le 19 septembre 1851, après une enquête longue et rigoureuse, Mgr Philibert de Bruillard, l’évêque de Grenoble, déclarera dans un mandement : " L’apparition de la Sainte Vierge à deux bergers sur la montagne de La Salette [...] porte en elle-même tous les caractères de la vérité et que les fidèles sont fondés à la croire indubitable et certaine."En 1855, Mgr Ginoulhiac, évêque de Grenoble, après une nouvelle enquête confirme la décision de son prédécesseur, tout en déclarant " La mission des bergers est finie, celle de l’Église commence. « 

Nous restons la matinée à la Salette, puis nous partons pour Notre-Dame du Laus

     Notre Dame du Laus 

        juin - août 1664 

Le Laus est à peine à 80 km de la Salette, 

Le village de St.-Étienne d'Avançon fait partie, actuellement du diocèse de Gap. 

À l'époque des apparitions, il appartenait au diocèse d'Embrun. 

Les guerres de Religion, au 16e siècle entre catholiques et protestants calvinistes laissent inutilisables 120 des 190 églises du diocèse de Gap. 

 

Pendant quatre mois, début juin à la fin août 1664, presque tous les jours, la Mère et l'enfant Jésus rencontrent Benoite Rencurel au vallon des fours. Nous savons que pendant les deux premiers mois c'est le silence complet de la part de la Dame. 

Malgré ce silence, l'événement procure à Benoîte une paix qui la comble au-delà de ses attentes. 

 

  Les deux mois suivants sont consacrés à la formation de la jeune bergère; il lui faut apprendre à prier, à devenir patiente, à être détachée.

Au sujet  du détachement, par exemple, la Dame dit à Benoîte: 

" Me donneriez-vous un mouton et cette chèvre ?"

"Belle Dame! pour le mouton, je le compterai(paierai) sur mes gages, pour la chèvre, non! Elle me fait besoin, me porte pour passer la rivière quand elle est grosse; vous ne l'aurez pas pour 30 écus ". 

 

 La Dame lui dit qu'elle aimait trop sa chèvre, lui donnant du pain et des raisins; il vaudrait mieux donner aux pauvres ce qu'on lui donne.

Le lendemain, Benoîte refuse encore une fois de donner sa chèvre. 

La Dame lui dit qu'elle ne la demandera plus, puisque cela te " fache ".

Benoîte apprend ainsi de la Dame, les litanies de Notre-Dame de Lorette qu'elle enseigne ensuite aux jeunes filles de Saint-Étienne qui viennent, à chaque soir, les chanter à l'église comme l'a demandé à ses diocésains l'évêque d'Embrun, Mgr Aubusson de la Feuillade.

 

" Vers la fin septembre 1664" nous fit Pierre Gaillard, vicaire général du diocèse de Gap, Benoîte est intriguée par une lumière plus étincelante que les rayons du soleil. Cette lumière frappe la colline plantée de vignes, droit devant elle. Elle doit être secrètement heureuse de ne pas avoir donné sa chèvre à Dame Marie, car pour se rendre au Pindrau, c'est le nom de la colline, elle doit traverser la petite rivière Avance qui est toute gonflée en ce temps de l'année: "le pont étant rompu, ne pouvant pas passer la rivière, Benoîte monte sur sa grosse chèvre ".

Benoîte reconnaît sa Dame à qui elle reproche presque d'avoir été si longtemps absente.

"Quand vous me voudrez voir dès lors vous le pourrez dans la chapelle qui est au lieu du Laus où elle sentira bon " 

Elle disparaît après avoir indiqué le chemin au Pindrau. 

Pourtant du vivant même de Benoîte, avant 1710, les gens y ont édifié un tout petit oratoire. 

 

  Benoîte Rencurel a d'abord connu des années difficiles, mais remplies de joies spirituelles. Dès 1665, des prêtres exceptionnels s'intéressent à la vie pastorale du Laus naissant: l'abbé Jean Peytieu y passera les 24 années (1665-1689) d'un sacerdoce complètement donné au bien des âmes; Pierre Gaillard exercera un ministère exemplaire pendant 50 ans (1665-1715); 

Barthélemy Hermitte, moins connu, il y consacrera de son côté, 28 années de sa vie jusqu'à son décès en 1693.

 

  Benoite mourut le jour de la fête des Saints-Innocents, comme prédit par le ciel et colportés pas elle. Depuis la Saint - André, elle ne quittait plus le lit. 

  Noël, cette année-là, 1718, tomba un dimanche. 

  Sachant qu'elle n'avait plus que trois nuits à passer sur la terre, elle demanda le viatique et les saintes huiles, fit ses recommandations dernières. Elle conserva sa connaissance jusqu'au bout et n'eut point d'agonie. 

On s'aperçut qu'elle venait de s'éteindre au sourire qui se dessina soudain sur ses lèvres. 

  L'Église reconnaît encore une fois, officiellement les événements du Laus. Pendant toute la vie de Benoîte, surgiront des jalousies et des hostilités qui essaieront d'éteindre cette grâce du Laus.

                                

  Le 4 mai 2008, 3 500 pèlerins et une trentaine d'évêques assistent à la messe au cours de laquelle Mgr di Falco Léandri, représentant l'Église catholique, proclame la reconnaissance officielle du caractère surnaturel des apparitions de Marie à Benoîte Rencurel : « Je reconnais l'origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par la jeune bergère, Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718 ». Ce sont les premières apparitions reconnues en France par l'Église catholique depuis celles de Lourdes, il y a 146 ans. Par ailleurs, Mgr di Falco Léandri soutient le procès en béatification de Benoîte Rencurel. C'est lui qui en 2003 entame la démarche jamais entreprise de reconnaissance des apparitions, nécessaire au dossier de béatification de Benoîte Rencurel, relancé en 1996. Sous l’égide de Mgr René Combal, six experts (un théologien, un historien, un spécialiste de la Bible, un psychanalyste, un psychologue et un magistrat) ont étudié durant trois ans la véracité biologique, historique et scientifique des faits, à partir des manuscrits et des témoignages d’époque.

 

Avec regret, nous quittons le Laus pour retourner chez nous.

FIN DU VOYAGE

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