​Église de la visitation EIN KEREM

.Bienvenue à vous tous, qui cherchez la voie.

Extrait de message reçu à Jérusalem 2011 (Louise)

« Mon enfant, si tu le désires du plus profond de ton âme, tu trouveras le chemin qui mène vers Moi, vers l’Amour, seule arme qui vaincra.

 

L’Amour est l’arme la plus puissante que l’homme possède, mais il ignore ce don précieux que J’ai mis en lui lors de sa création; et pourtant, si du plus profond de son être, il est capable de faire jaillir cette Lumière, il sauvera Ma Création, il se sauvera lui-même.

 

Ô homme, quand comprendras-tu que toi seul peux te sauver ? Je t’ai donné le libre arbitre, de ce fait, le droit de penser et d’agir par toi-même; tu es le seul être de Ma création à avoir reçu ce don, et qu’en fais-tu, à part rendre esclave ton prochain ? N’ai-Je pas dit « aimez-vous les uns les autres »; n’ai-Je pas dit que vous êtes les enfants issus d’un même Père ? 

                                                 

TERRE DES PROPHÈTES                                    TERRE D'ESPÈRANCE

TERRE SAINTE

"Car de Sion viendra la Loi et de Jérusalem l'oracle de l'Éternel." Isaïe 2-3

"Car l'Éternel a fait choix de Sion. Il a voulu ce siège pour Lui." Psaume 132 13

   YERUSHALAYIM LA JUIVE  ✠  JÉRUSALEM LA CHRÉTIENNE  ✠  AL QODS LA MUSULMANE 

Ainsi parle l'Éternel. Voici Jérusalem que j'ai placée au milieu des nations, environnée de pays étrangers.(Ezéchiel 5.5)

"Un grand Prophète viendra bientôt et il renouvellera Jérusalem."  (Dt 18, 1)

"L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel." (Esaïe 11.2)

"Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche." (Esaïe 53.7)

...Et voici, sur les nuées des cieux arriva... quelqu'un de semblable à un fils de l'homme. On lui donna la domination, la gloire et le règne... pour l'éternité." (Daniel 7.13-14)

Vendredi 27 avril  :  NICE - TEL AVIV (Air Alitalia)

 

Départ de NICE : 11h55 arrivée Rome 13h

 

Départ ROME : 14h 25 arrivée -TEL AVIV 18h45  (Accueil à l’aéroport.)

Route pour ARAD au cœur du désert du Néguev.

 

Installation, dîner (plateau repas) Nuit à l'hébergement ARAD 

Arad, la plus ancienne ville du Néguev (3200 av. J.-C.)

 Le désert d’Arad a été le lieu de quelques épisodes de l’Exode. Le Livre des Nombres (21,1-3) rappelle notamment un combat opposant, Moïse aux Cananéens du Néguev entre Horma et Arad. Enfin, c’est également sur les terres d’Arad que les fils de Juda s’établirent avec les fils de Hobab, autre nom de Jéthro, le beau-père de Moïse (Jg 1,16).

  Le Désert du Neguev !
   

Le désert biblique, un désert magnifique qui saura vraiment vous surprendre ! Ne cherchez pas de dunes de sables ici, non, le Néguev ce n’est pas une étendue de sable mais une mer de roches, de pierres et de graviers jusqu’à l’horizon ! Et ce désert, aussi mythique soit-il, est absolument magnifique.

Samedi 28 avril 

 

                                                             MASSADA - EIN GEDI - QSAR EL YAHUD - JERICHO - BETHLEEM

 

 Le matin, route dans le désert jusqu'à la forteresse naturelle de MASSADA. Montée à pied par la rampe des romains. Visite des ruines du palais d'Hérode le grand. Descente en téléphérique.

 MASSADA

 

Il y a longtemps, bien longtemps, en 43 avant J.-C., Hérode le Grand, roi de Judée, bâtisseur du temple dont il ne reste qu’un mur, s’empara de ce plateau perdu et fortifié par d’autres quelques dizaines d’années plus tôt. Comme tous les grands rois, Hérode avait peur, peur de l’ennemi extérieur, des voisins égyptiens ; peur d’une rébellion chez lui, aussi. Alors, à Massada, Metzuda - le «bastion», en hébreu -, il fit bâtir un palais somptueux qui serait son refuge. Il y fit amasser des armes, «assez pour équiper 10000 soldats», rapporte l’historien antique Flavius Josèphe dans sa Guerre des Juifs.

 

 

 

Le bastion d’Hérode, ce sont les Zélotes, un groupe de Juifs extrémistes, qui vont s’y réfugier. En 66 après J.-C., les Juifs de Palestine se soulèvent contre l’empire romain. Les Zélotes prennent Massada, y accueillent les rebelles en fuite. Ils divisent le palais pour pouvoir tous s’y loger, réaménagent les bains pour qu’ils répondent aux critères les plus strictes de leur rite. Quatre ans plus tard, à Jérusalem, la révolte est écrasée. Les légions se tournent vers le fortin et débutent un siège qui durera des mois. La pente est abrupte, alors pour atteindre les murs, 300 mètres plus hauts, les Romains font construire une rampe par leurs esclaves hébreux, certains que les Zélotes ne les attaqueront pas. Ils atteignent les remparts et tentent, une première fois sans succès, de les enflammer. Qu’importe, une brèche sera bientôt ouverte, le temps des Zélotes est compté. Dans la forteresse, ils sont 963 hommes, femmes et enfants. A en croire Flavius Josèphe, plutôt que de se rendre, ils vont tout brûler : leurs maisons, les réserves conservées dans les entrepôts qu’avait imaginés Hérode. Puis ils vont se diviser par groupe de dix et, dans chaque groupe, un Zélote va tuer tous ses compagnons et ainsi de suite, jusqu’au dernier. Quand les Romains pénètrent dans Massada, ils ne trouvent que deux femmes et cinq enfants, cachés dans une citerne ; les seuls rescapés du suicide collectif. Les Zélotes sont morts.

 

Passage devant Ein Gedi, site chanté par le Cantique des Cantiques.

 12 "Tandis que le roi est dans son entourage, mon nard diffuse son parfum.

 13 Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe. Il passera la nuit entre mes seins. 

 14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné des vignes d'En-Guédi." (Salomon. Bible enseigne moi)

Route pour KALYA. Arrêt au bord de la Mer Morte. Possibilité de baignade.

 La Mer Morte

 

  La Mer Morte n'est pas véritablement une mer... C'est en réalité un lac d'eau salée d'une superficie d'environ 810 kilomètres carré et se situant au Moyen-Orient. Elle est entouré par trois pays : Israël, la Cisjordanie et la Jordanie. L'eau de la mer morte contient plus de 20% de sel alors que la mer en contient seulement 5% ! C'est ce qui fait que les eaux de la Mer Morte n'abritent aucune vie animale et végétale. La densité de la Mer Morte est telle que tout corps est contraint à flotter à sa surface. Il est également très difficile d'y nager : la densité due à la forte teneur en sel exerce une poussée d'Archimède qui rend chaque mouvement peu aisé.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 L'attraction principale de la Mer Morte est sa douce chaleur et sa teneur élevée en sel qui permet au corps de flotter sans aucun effort. Les sels minéraux qu'elle contient sont également une source extraordinaire de bienfaits pour la peau et l'organisme.

Déjeuner à KALIA

L’après-midi, visite du site de Qasr El Yahud, pour évoquer le baptême du Christ dans le Jourdain.

Baptême du Christ

 

  Les évangiles rapportent que lors du baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain, les cieux se déchirent et l'Esprit, tel une colombe, descend sur lui. Une voix dit alors : "Tu es mon fils bien-aimé". Cet épisode est la première manifestation du Dieu Trinité. 

 

 

Puis visite de JERICHO : évocation de Zachée, vue sur le mont de la Quarantaine.

JERICHO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Route pour BETHLEEM.

Installation, dîner et nuit à l'hébergement à BETHLEEM. 

Le Mont de la Quarantaine ou le Mont de la Tentation
   

Dès le IVe siècle les Chrétiens ont honoré dans cette région désertique le lieu de la tentation du Christ. Un monastère orthodoxe y conserve le souvenir de cet épisode de l’Evangile. Du sommet de la montagne ont peut voir un vaste panorama qui s’étend de Jéricho, à la vallée du Jourdain et aux monts de Moab. Ce vaste paysage coïncide avec les circonstances des tentations du Christ rapportées par les Evangiles.


Cet événement de la vie du Christ placé entre son baptême et son premier miracle à Cana est introduit par une retraite et un jeûne prolongé. Il est un prologue à la mission du Christ car il montre que il n’y a pas un dieu du mal qui essayerait de lutter avec le dieu du bien, puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, mais que c’est la vérité révélée par Celui-ci, sa Parole qui détruit le mensonge par lequel Satan cherche à nuire à Dieu à travers les hommes. 

  Bien que Jericho ne soit pas touristique, cette cité palestinienne est archéologique et historique. À quelques kilomètre de la Mer Morte, Jericho est à 258 m sous le niveau de la mer. Situé à l’est du désert de Judée, la ville doit son existence à la source d’Ain Es-Sultan. Celle-ci permit à une population semi-nomade, vivant de la chasse et de la cueillette, de se tourner vers la culture et de se sédentariser il y a quelque 10 000 ans.

  Selon la bible, Jericho fût la première conquête Israélites conduits par Josué. « Afin de prendre possession de la Terre Promise par Dieu, ils renversèrent les remparts au moyen d’une grande clameur et de la sonnerie de 7 trompettes » (Josué, 6). Les vestiges antiques de Tel Jericho ne sont plus que des ruines.

Zachée transformé par le regard de Jésus

 

Zachée, un collecteur d’impôt, voulait voir Jésus qui approchait un jour de Jéricho... 

Il était collecteur d’impôt, et donc cette triste interface entre le pouvoir romain et ses exigences en matière de taxes, et une région et ses habitants qui en avaient assez de ces exigences ajoutées à un quotidien déjà difficile. De là à dire que c’était un collaborateur, voire même un voleur, il n’y a qu’un pas. Que beaucoup franchissaient en parlant de Zachée.

 Mais si au titre de sa fonction il faisait partie des grands, il était petit de taille, et voulait voir Jésus qui approchait ce jour-là de Jéricho. Ce personnage étrange est un peu le reflet, sous certains aspects du moins, du lecteur, qui fait ce qu’il peut dans la recherche de Jésus. Zachée grimpe sur un arbre, un sycomore que les guides n’hésitent pas à montrer encore aujourd’hui au bord du chemin à Jéricho !…

 

Tout chavire dans sa vie lorsque Jésus  pose sur lui son regard sur lui et lui adresse la parole : "Descends vite, Zachée, je viens chez toi !". Il n’est pas en bas qu’ils sont à la même table. Traversé par cette voix et ce regard, Zachée donnera tout. Il ne plaide pas coupable – contrairement à ce que l’on dit toujours : "Je donne la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai pris indûment, je rends quatre fois plus !". La voix, le regard de Jésus. Pour toujours Zachée est autre.

Père Jacques Nieuviarts, assomptionniste ; mai 2012

 Dimanche 29 avril

BETHLÉEM 

"Mais toi, Bethléem Ephrata, le moindre des clans de Juda, c'est de toi que naîtra celui qui doit régner sur Israël. (Michée 5/1-2)

Le matin : achat solidaire. Messe avec une communauté locale. Visite de la Basilique et de la Grotte de la Nativité. Champ des Pasteurs.

La ville de Cisjordanie est une ville sainte pour les trois religions monothéistes.

     La ville de Bethléem est aujourd'hui située en territoire palestinien et sa population est majoritement musulmane. Elle possède cependant l'un des plus anciens bâtiments d'églises au monde, qui tient encore debout depuis le VIe siècle : la basilique de la Nativité. Le vénérable monument est érigé au-dessus d'une petite cavité naturelle, que la tradition chrétienne considère comme la grotte de la naissance du Christ. 

   Située au cœur de Bethléem, la basilique de la Nativité, érigée au IVe siècle sur le lieu de naissance de Jésus, est un lieu de pèlerinage pour les chrétiens et les musulmans. La grotte, qui se trouve en dessous de la basilique, se présente sous la forme d'une crypte rectangulaire dallée de marbre. L'édifice, actuellement administré par trois Églises (orthodoxe, catholique et arménienne), a subi de nombreux travaux et transformations au cours des siècles. Les musulmans ont aussi le droit de prier dans l'aile sud de la basilique.

Bethléem, qui tient une place importante dans la Bible, fait une première apparition dans la Genèse sous le nom d'Ephrat, lieu où meurt Rachel, femme du patriarche Jacob, petit-fils d'Abraham. Le tombeau de Rachel, en bordure de la ville, est le troisième lieu saint du judaïsme, après le mont du Temple à Jérusalem (situé au même endroit que l'esplanade des Mosquées, un des hauts lieux de l'islam) et le tombeau des Patriarches, à Hébron. Il est également vénéré par les musulmans.

L' Étoile

Porte de l'humilité

Les franciscains, qui demeurent à Bethléem depuis 1347, ont à côte de la Basilique de la Nativité, leur propre couvent et une église dédiée à Sainte Catherine, martyre, qui sert surtout pour la communauté locale de rite latin. De l’intérieur de cette église on descend aux grottes de Saint Jérôme.

Champ des Pasteurs

L'Ange du Seigneur leur apparut...et l'Ange du Seigneur leur dit : "Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd'hui dans la cité de David, un Sauveur est né, qui est le Christ"...

 À 2 km environ à l'est du centre habité de Bethléem se trouve le village de Beit Sâhour (la maison des gardiens, la maison de ceux qui veillent). On peut y arriver aussi à pied, en continuant la rue de la grotte du Lait. A l’époque de Ste Hélène, une église était déjà dédiée en cet endroit aux anges qui avaient annoncé aux bergers la naissance du Sauveur.Le village de Beit Sâhour s’étend ai milieu des traditionnels “champs de Booz”; dans un de ces champs se trouvaient les bergers la nuit glorieuse de la Nativité. “Mais l’ange leur dit: “Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple: aujourd’hui, dans la cité de David, un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur” (Luc 2, 10-11).

Déjeuner à BETHLEEM

Après midi nous prenons la route afin de visiter l'église franciscaine de la Visitation Et de Saint  Jean-Baptiste.

 EIN KAREM
 village natal de Saint Jean Baptiste et lieu de la Visitation

​Église de la Visitation

   Chaque année ce village verdoyant et paisible au Sud-Ouest de Jérusalem attire des millions de touristes, soit comme une place importante dans l’histoire de la religion, soit comme un coin riche en paysages magnifiques pittoresques, soit comme un endroit où l’art et la musique authentiques.

Ein-Kerem, "la source de la vigne", et en arabe, "la source généreuse".

Lieu présumé de la naissance de Jean-Baptiste.

   Le site était déjà connu à l'époque du prophète Jérémie, qui exhorta les enfants de la tribu de Benjamin à « Élever un signal à Beit Ha-Kerem », alors que des envahisseurs étrangers s'approchaient de Jérusalem (Jérémie 06:01).  De nos jours, Ein Karem a une signification particulière pour les pèlerins chrétiens. Elle est connue comme la ville natale de Zacharie et d'Élisabeth, les parents de Jean-Baptiste, et la place de la Visitation, où Marie, la mère de Jésus, visita sa cousine Élisabeth, avant la naissance de Jean.

La Visitation. Fresque de l'église d'Ein Kerem, Israël. (2011)

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : "Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur".

 

Marie dit alors : "Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,  de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais."
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

​Église Saint Jean-Baptiste

 "Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut: tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins" Luc 1, 57-80

   L’église croisée du XII siècle fut restaurée en 1621 par le père Tommaso Obicini da Novara, custode de Terre Sainte de l’époque. Cependant elle ne fut ouverte au culte qu’en 1675. L’édifice, conçu par l’architecte Barluzzi, date de 1939.  
   La naissance de Jean-Baptiste, Précurseur du Seigneur, est localisée dans le village d’Ain Karem, voisin de Jérusalem. 

   Ce Sanctuaire commémore cette naissance de Jean- Baptiste, né de parents âgés, le prêtre Zacharie et son épouse Elizabeth, cousine de Marie.

​Dîner et nuit à l'hébergement à BETHLÉEM

Lundi 30 avril

Départ pour JÉRUSALEM

Découverte de la vieille ville de JÉRUSALEM. 8 h sur l'esplanade du Temple  (mur des lamentations); L'esplanade des mosquées et El Aqsa et le Dôme de la Roche. Visite de l'église Sainte -Anne et de la piscine de Bethesda

JÉRUSALEM

   YERUSHALAYIM LA JUIVE  ✠  JÉRUSALEM LA CHRÉTIENNE  ✠  AL QODS LA MUSULMANE 

"Si je t'oublie Jérusalem,que ma droite se dessèche." Psaume 137 5

                  Jérusalem une ville trois religions trois histoires

L'une des particularités de la Vieille Ville de Jérusalem est la muraille qui l'encadre. Construite par le sultan Ottoman Soliman le Magnifique au XVIe siècle, la muraille est protégée par 8 portes. Chacune d'entre elle possède son histoire. La porte de Jaffa donne un accès direct à la place centrale, le Débir en hébreu. Ce site datant de 3000 ans abrite les vestiges du temple de Jérusalem. Non loin de la place, les visiteurs pourront visiter les quartiers chrétien, juif, musulman et arménien. 

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Visite de la vielle ville lors du pèlerinage 2011

LE MUR DES LAMENTATIONS

                     Pessa'h  ✡︎  Pâques Juives 2011  ✡︎  Mur des Lamentations

Pessa'h commémore l'exode des Hébreux hors d’Égypte et la fin de leur l'esclavage. 

Le Mur des Lamentations est le Mur saint des Juifs, également appelé le Mur occidental ou Hakotel en hébreu. Il est situé sur une esplanade de Jérusalem pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par Titus (en 70 ap. JC). Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Juifs pieux récitant les Textes saints, mais aussi laïcs de la diaspora viennent se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Six grandes flammes entretiennent d'ailleurs le souvenir des six millions de Juifs exterminés par les nazis.

Vous pourrez vous y rendre, y déposer vos vœux entre les pierres et vous y recueillir.

 L'ESPLANADE DES MOSQUÉES

Pour les musulmans, il est le "Al-Haram al-Charif", soit le "Noble sanctuaire". Pour les juifs, il s'agit du "Har HaBayit", soit le "Mont du Temple".

Le Dôme de la Roche et le mur des Lamentations à Jérusalem. Ce lieu revêt une importance particulière pour les juifs comme pour les musulmans.

Sur le Mont du Temple, à l'aplomb immédiat du Mur des lamentations, se trouve le 'Noble Sanctuaire', l'Haram el-Chérif des Musulmans, l'un des trois principaux lieux saints de l'islam.

Au centre de l'Esplanade, le Dôme du Rocher, édifié en l'an 691 par le calife omeyyade Abd el Malik, est un monument commémoratif qui abrite le rocher du mont Moriah où Abraham aurait failli sacrifier son fils Isaac et sur lequel, plus tard, le prophète Mahomet aurait pris son envol vers le paradis. Le plan octogonal de l'édifice s'inspire des sanctuaires byzantins et sassanides. Mais le bâtiment a été maintes fois retouché et modifié depuis.

À l'extrémité sud de l'esplanade, se dresse la mosquée Al-Aqsa. Achevée en 715, elle fut selon l'islam l'ultime station terrestre de Mahomet. Il ne reste rien de la mosquée originelle, si ce n'est son plan d'ensemble. Plusieurs fois remaniée par chacun des maîtres de la ville, et à l'occasion de donations, la mosquée telle qu'on la voit aujourd'hui comprend de nombreux ajouts et transformations successifs. A titre d'exemple, les colonnes de marbre sont un don de... Mussolini et les peintures du plafond ont été offertes par le roi Farouk d'Egypte.

À Jérusalem la trois fois sainte, ces deux mosquées ont connu une histoire très mouvementée. Transformées en église, temple, palais, détruites et profondément remaniées, les mosquées de l'Esplanade n'en ont qu'une plus forte charge symbolique.

​ÉGLISE SAINTE-ANNE

Nef centrale de l'église

Façade  et parvis de l'église Saint Anne

Vue de l'église croisée avec, en premier plan, les ruines du sanctuaire d'Esculape

LES ORIGINES DE SAINTE-ANNE 


Sainte Anne se trouve près du mont du temple qui fut détruit par les Romains en 70. Là se trouvent maintenant le Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa. À cause des pluies rares dans cette région on collectait et conservait dans l'antiquité l'eau dans des citernes et des piscines. Ainsi il y a encore chez nous plusieurs citernes souterraines. Et il y eut aussi un système de piscines pour alimenter le temple dans ses besoins d'eau pour les sacrifices. Une de ces piscines servait de bain, fréquenté par les gens infirmes car elle avait une réputation curative. Jean 5,1ss nous raconte comment Jésus se rend ici et guérit un homme paralysé depuis 38 ans... À côté on trouvait aussi un lieu de culte à un dieu guérisseur, que les romains ont dédié à Asclépios. Au 5ème siècle une église byzantine y est construite commémorant à la fois la guérison du paralytique et la naissance de Marie; plus tard elle sera détruite par les Perses.

En 1140 les croisés y construisent la basilique actuelle dédiée à Sainte-Anne pour commémorer la naissance de Marie et un petit moutier sur l'emplacement de la basilique byzantine en souvenir de la guérison. Avec la défaite des croisés, les musulmans prennent possession de ce terrain et transforment en 1192. L'église Saint Anne fut préservée de la destruction grâce à une formidable acoustique en une école de droit islamique et préservent ainsi le bâtiment. 

En 1856, après la guerre de la Crimée, les Ottomans donnent la basilique à la France qui la confie aux Pères Blancs. Ainsi elle est restituée à sa destination originelle - église qui commémore la guérison du paralytique et la naissance de la Vierge Marie.

 

En 1878 les Pères Blancs y arrivent et ouvrent d'abord en 1882 une école apostolique et ensuite en 1886 un grand séminaire où ils forment les futurs prêtres de l'Eglise grecque melkite catholique. Avec les événements de 1967 ce séminaire est transféré au Liban. 

Entrée du Domaine

Domaine Saint Anne

Le domaine de Sainte-Anne consiste en une magnifique église romane bâtie par les croisés au XIIe siècle et ses abords, jouxtant d’imposantes ruines d’édifices antérieurs, d’une grande richesse archéologique.

En effet, ce site situé à l’intérieur des murs de Jérusalem, à la porte Sainte Etienne. Confiée aux Pères Blancs du cardinal Lavigerie, elle fut restaurée par le gouvernement français à la suite des dommages survenus pendant la guerre des six jours de 1967.

la piscine de Béthesda où, selon les Évangiles, le Christ guérit un paralytique. (fouille)

L’histoire du miracle de Jésus décrit également le grand nombre de personnes qui recherchaient les pouvoirs de guérison de la piscine de Béthesda. La première personne à entrer dans la piscine quand les eaux seraient agitées serait prétendument guérie de sa maladie. Mais le paralytique dit à Jésus qu’il ne pourra jamais entrer dans l’eau assez rapidement. Alors Jésus le guérit immédiatement et il fut capable de se lever et de marcher.

Déjeuner à JÉRUSALEM

Après-midi, passage par le quartier arménien pour le Mont Sion : Dormition, Saint Pierre en GAllicante et Cénacle. Évocation du jeudi Saint.

QUARTIER ARMENIEN

En 70, après la destruction de Jérusalem, les Romains font venir commerçants, artisans, militaires et administrateurs arméniens. C’est aussi à ce moment précis que les apôtres Jude et Barthélemy arrivent en Arménie pour y prêcher. Par la suite, le christianisme se propage à travers le royaume arménien.

 

En 301, durant le règne de Tiridate IV, l’Arménie devient le premier état chrétien. Durant cette période, des pèlerins émigrent déjà vers Jérusalem et en 313, l’édit de Constantin tolère le christianisme dans l’Empire romain, ce qui facilite l’établissement à Jérusalem des chrétiens arméniens. En 326, l’impératrice Hélène se rend à Jérusalem pour y restaurer les lieux saints chrétiens. On y construit au même moment le Saint-Sépulcre.

Entre les IVe et VIIIe siècles, près de soixante-dix monastères sont construits en Terre Sainte par la communauté arménienne, qui s’est installée vers le vie siècle autour du Mont Sion. Dès 405, l’invention de l’alphabet arménien aide l’archivage dans leur langue d’origine de plus de 4 000 manuscrits dans l’église de Saint-Toros, près de la cathédrale Saint-Jacques. Au XIXe siècle, six mosaïques ont été découvertes dans le sol du monastère russe du Mont des Oliviers, témoignant encore de la présence des Arméniens dans et autour de Jérusalem depuis cette période. Une mosaïque similaire a aussi été découverte dans le voisinage de Musrara (à 200 mètres des Portes de Damas) et rachetée par le patriarcat arménien en 1912.

La religion est donc la raison principale de l’existence d’un quartier arménien. Contrairement à la plupart des chrétiens d’Israël, ils ne sont pas arabesmais ont une origine et religion qui leur sont propres. La raison de leur perpétuation peut être expliquée par les mariages internes à la communauté et la préservation de la culture à travers la langue.

 Le MONT SION

"Le Mont Sion, superbe d'élan, joie de toute la terre, le Mont Sion, cœur de l'Aquilon, cité du Grand Roi" Psaume 48.2

. Le nom de Sion est souvent pris comme symbole de Jérusalem.

 « La ville de Sion, l’Éternel l’aime plus que toutes les demeures de Jacob. On a dit sur toi des choses glorieuses, ville de Dieu ! » Psaume 87

« Je mets dans Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Celui qui croit en elle n’en aura jamais honte. » (1 Pierre 2.6
 

Le terme de Sion s'identifiait à l'origine avec la cité édifiée par David, sur l'Ophel, avant de devenir, dans la littérature biblique un équivalent de Jérusalem. Il est à peu près assuré que les premières communautés chrétiennes de Jérusalem se rassemblèrent dans des maisons situes sur le mont Sion, où la tradition a fixé le Cénacle, connu comme le lieu de l'effusion de l'Esprit-Saint, au jour de la Pentecôte. Il est même vraisemblable qu'une petite communauté y survécut après l'effondrement de Jérusalem en 70, même si le livre des Actes des Apôtres, publié après 80, laisse entendre que l'idéal de la première communauté est révolu : la primitive Eglise a disparu avec la génération qui a suivi Jésus. Sur le mont Sion, sont évoqués des souvenirs religieux, juifs et chrétiens : le tombeau de David, le Chambre haute ou Cénacle, l'église de la Dormition de Marie, et à proximité de ce mont se trouve l'Eglise saint Pierre en Gallicante (au chant du coq).

Le discours de Pierre évoque le tombeau de David. Celui-ci serait situé à proximité du Cénacle. Et le cénotaphe que l'on montre actuellement à la vénération des pèlerins est un des lieux saints les plus importants pour Israël après le Mur Occidental. Sa localisation est liée à une tradition remontant aux Croisés. La vénération de cette tombe s'est substituée à celle d'Etienne, le premier martyr, dont la tombe était localisée à cet endroit à l'époque byzantine, tandis que le tombeau de David était vénéré à Bethléem.

L'église de Hagia Maria Sion la Dormition

Dans la tradition chrétienne, Marie personnifie la « Fille de Sion », étroitement identifiée au peuple d'Israël, il est donc normal que son lieu de repos soit préservé sur le Mont Sion, où Jésus institua l'Eucharistie et où le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres à la Pentecôte. Les paroles du Pape Benoît XVI nous aider à méditer sur l'Assomption de Marie au ciel :.

Construite entre les années 1901-1910 par les Pères Bénédictins, l’Église de la Dormition, également connue comme l’Abbaye de la Dormition, est l’un des lieux les plus intéressants de Jérusalem. Construit en style roman, l’emplacement marque le lieu où la Vierge Marie est tombée dans son « sommeil éternel ». La principale caractéristique de l’église est la chapelle de la Dormition dans la crypte située au fond d’un escalier en colimaçon.

Une statue grandeur nature représente la Vierge Marie gisant. 

 

 

Assomption de la bienheureuse Vierge Marie 

 

La tradition hiérosolymitaine (de Jérusalem) veut que la Vierge Marie soit demeurée à Jerusalem car il  convenait que celle qui est mère de l’Eglise demeure au coeur de l'Eglise mère qu'est l'église du Cénacle. L’église de la Dormition et du Cénacle a formé un seul et même édifice, de l’époque byzantine à l’époque croisée. ll fut deux fois construit, deux fois détruit.  Aujourd'hui existent deux églises distinctes. Lors de sa venue à Jérusalem, à la fin du XIXe siècle, l'empereur d'Allemagne Guillaume II acquit le terrain et le confia aux bénédictains allemands. Ces derniers élevèrent la basilique de la Dormition actuelle, selon les plans de la chapelle Palatine de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle. Le gisant de la Vierge Marie, au centre de la crypte, est surmonté d'une coupole décorée de mosaïques. Au sommet est représenté le Christ, dans un geste d'accueil. Autour, les femmes de l'Ancien Testament, qui préfigurent la Vierge : Eve, avec sa mission d'écraser la tête du serpent, Myriam, la soeur de Moïse, Yaël, Judith, Ruth et Esther. "Assomption" est un substantif, celui du verbe "assumer". Marie a été assumée par Dieu en son âme et en son corps. Le dogme a été défini en 1950. Le christ, qui a "assumé" la nature humaine, élève, en sa mère, cette même nature à la gloire divine. Réjouissons-nous avec Marie, qui nous précède en toute chose. " Tout ce qui concerne Marie (...) concerne l'Eglise en général", affirmait saint Bernard.

 L'ÉGLISE SAINT-PIERRE EN GALLICANTE

                        «Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » (Mt 26,34). 

L'une des églises les plus frappantes de Jérusalem commémore le triple reniement de son Maître par l'apôtre Pierre, son repenti immédiat et sa réconciliation avec le Christ après sa résurrection.

 

Saint-Pierre en Gallicante est un des lieux saints de Jérusalem où les pèlerins désireux de mettre leurs pas dans ceux du Christ viennent évoquer trois moments importants de la Passion : la comparution de Jésus devant le Grand Prêtre Caïphe, la condamnation à mort de Jésus par le Sanhédrin, le triple reniement de Pierre et son repentir au chant du coq. Ce qui a valu au sanctuaire, depuis le Moyen-âge, d’être appelé Saint-Pierre en Gallicante.

Saint-Pierre en Gallicante est un site religieux qui remonte à l’époque byzantine. Construit sur une colline épurée, l’église St Pierre en Gallicante s’érige sur le versant oriental du Mont Sion. Sur son toit s'élève un coq en or au sommet d'une croix noire – rappelant la prophétie du Christ selon laquelle Pierre le renia trois fois « avant que le coq ne chante ». Galli-cantu signifie « chant du coq » en latin..Il a conservé la tradition de la trahison de Pierre, près de l’emplacement du palais de Caïphe.

La scène de la honte de Pierre se déroulait dans la cour du Grand Prêtre Caïphe. La Congrégation Assomptionniste, qui a construit St Pierre en Gallicante sur les ruines d’une basilique byzantine, estime qu'elle se dresse sur le site de la maison du Grand Prêtre.
Sous l'église se trouve un donjon que l’on pense être la cellule où Jésus a été détenu la nuit suivant son arrestation.

 

Dans le sanctuaire, une partie de la route romaine du temps de Jésus est encore conservée, récupérée lors des fouilles archéologiques menées en 1888 par les pères assomptionnistes. Le lieu est indiqué comme celui où se dressait le palais de Caïphe, le grand prêtre.

De nombreuses inscriptions de l'église sont en français puisque les Assomptionnistes sont un ordre religieux français.

LE CÉNACLE

Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

Évangile  selon St Jean 16-23b-28

                                      Cénacle

« apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux » (Actes 2:2-3).

Le Cénacle de Jérusalem serait la « chambre haute » dont parlent les Évangiles et les Actes des Apôtres (Actes. 1:13) La pièce peut se visiter mais tout culte y est interdit. Elle fut restaurée par les Franciscains en1335 puis, après leur expulsion et l'intégration un temps d'une mosquée puis, plus récemment et jusqu'à nos jours, d'une synagogue dans le bâtiment, reste revendiqué par l'Église catholique romaine.

Selon la tradition chrétienne,c'est à cet endroit, situé sur le Mont Sion, à l'extérieur des murailles de la Vieille ville. , Le Cénacle est d'abord attaché aux souvenirs du Jeudi saint. C'est dans la pièce du rez-de-chaussée qu'eut probablement lieu le lavement des pieds (Jean 13:1-11), et dans la chambre haute, le dernier repas  de Jésus avec ses apôtres, au cours duquel fut instituée l'eucharistie.    et la grande prière rapportée par l'Évangile selon saint Jean (discours de la CèneJean 13:31-16).

C'est probablement là aussi que le Christ ressuscité apparut aux Apôtres, qui s'y étaient réfugiés, et là que se terrèrent les Apôtres entre le moment de l'Ascension et celui de la Pentecôte. On parle de « période du Cénacle » pour ces dix jours d'attente et de recueillement

, qu'a eu lieu la Cène, le dernier repas de Jésus avec ses apôtres, au cours duquel fut instituée l'eucharistie. 

C'est là aussi que s'est déroulé, selon les Evangiles, la descente de l'Esprit saint à la Pentecôte, cinquante jours après Pâques. Ces deux événements marquent pour les chrétiens la naissance de l'Eglise. 

Et pour les musulmans, qui y avaient construit une mosquée jusqu'à ce que l'armée israélienne conquière le mont Sion en 1948, le site est considéré aussi comme un sanctuaire. 

Aujourd'hui, les chrétiens demandent à avoir l'usage du lieu, où ils ont libre accès mais ne peuvent célébrer des messes que deux fois par an, pour le Jeudi saint et la Pentecôte.  

Au rez-de-chaussée de la bâtisse en pierre blanche se trouvent une synagogue et - selon une tradition tardive - le cénotaphe de David, un tombeau vide sur lequel les juifs se recueillent. Pour les juifs, l'édifice abrite le tombeau du roi David, vénéré depuis le 12e siècle

A l'étage, le Cénacle, une salle voutée avec des restes de chapiteaux d'une église chrétienne. Le bâtiment est surmonté d'un "mihrab", une niche indiquant la direction de La Mecque.  Pour les musulmans, qui y avaient construit une mosquée jusqu'à ce que l'armée israélienne conquière le mont Sion en 1948, le site est considéré aussi comme un sanctuaire.

"Pour les chrétiens, le mont Sion est le deuxième lieu le plus saint après le Saint Sépulcre", explique le père Pierbattista Pizzaballa, custode (gardien) catholique de Terre sainte. 

 

 

 

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Installation, diner et nuit à l'hébergement à JÉRUSALEM

Mardi 1er Mai

JÉRUSALEM

Le matin, marche du chemin de Croix sur la Doloroasa dans les rues de la vieille ville jusqu'au Saint-Sépulcre. Visite du Saint-Sépultre.

​LA VIA DOLOROSA                   

Pèlerinage 2011

La Via Dolorosa, littéralement la « Voie douloureuse », est le chemin qu'aurait parcouru Jésus chargé de sa croix jusqu'au lieu de son supplice. Les étapes de ce « chemin de croix » sont commémorées au cours de quatorze stations indiquées par la présence d'une petite chapelle ou simplement par une inscription sur le mur et s'échelonnent tout au long d'un parcours qui sillonne les rues et ruelles de la vieille ville de Jérusalem et qui se termine au Saint-Sépulcre, abritant le site traditionnel de la mort et résurrection du Christ.

 

La Via Dolorosa commémore la Passion du Christ, mais il ne faudrait pas y voir le trajet réel parcouru par Jésus. D'abord Jésus n'a évidemment jamais foulé les rues de la vieille ville de Jérusalem que l'on peut visiter aujourd'hui; les rues de l'époque de Jésus sont à trois ou quatre mètres sous le niveau du sol actuel. Il ne faut pas oublier que Jérusalem a été détruite et reconstruite à plusieurs reprises; l'accumulati

 Ensuite, la Via Dolorosa trouve son origine dans les pèlerinages chrétiens en terre sainte rendus possible à l'époque de Constantin, soit trois cent ans après l'époque de Jésus. Et ce ne sont évidemment pas des considérations d'ordre historique qui ont dicté le tracé, qui a d'ailleurs subi plusieurs modifications au cours des siècles; à une époque il y eut même différentes Via Dolorosa se faisant concurrence. On doit aux franciscains les grandes lignes du chemin de croix actuel, qui date du XIVe siècle et qui ne comportait que huit stations; les autres sont apparues plus tard, au XVIIIe siècle, sous l'influence des chemins de croix européens qui en comportaient quatorze... et leur emplacement définitif ne fut fixé qu'au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE SAINT - SÉPULCRE

Chapelle du Calvaire

"C'était déjà environ la sixième heure quand, le soleil s'éclipsant, l'obscurité se fit sur la terre entière, jusqu'à la neuvième heure.45 Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu,46 et, jetant un grand cri, Jésus dit : "Père, en tes mains je remets mon esprit." Ayant dit cela, il expira."(Lc 23, 44-46)

Chappelle de la Crucifixion

"Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne - ce qui se dit en hébreu Golgotha - où ils le crucifièrent et avec lui deux autres : un de chaque côté et, au milieu, Jésus." (Jn 19,16-18)

L'église du Saint-Sépulcre  résume à elle seule l'histoire tumultueuse du christianisme. Dans une Terre sainte où le temps s'écoule avec une lenteur presque géologique, où la destruction du Temple par Titus, le passage des croisés et le schisme d'Orient datent presque d'hier, elle forme un palimpseste architectural. Des pans de la basilique byzantine, des restes de l'église des croisés et des ajouts divers faits au fil des siècles, des destructions, des incendies et des tremblements de terre lui donnent sa forme curieuse.

Le lieu le plus saint de la chrétienté est aussi l'un des plus déconcertants. Dans la fumée de l'encens et à la lueur des lampes à huile, sous des voûtes de tous les styles, la basilique du Saint-Sépulcre, construite au-dessus du tombeau du Christ, n'est ni propice au recueillement comme un cloître roman, ni à une ­expérience mystique comme une cathédrale gothique. C'est un endroit bruyant et compliqué, sombre et sans logique.

Chappelle Marie-Madeleine

 la pierre de l'onction, plaque de marbre où a été lavé le corps du Christ avant sa mise au tombeau

Jésus lui dit : "Marie ! " Se retournant, elle lui dit en hébreu: "Rabbouni" - ce qui veut dire : "Maître." (Gv 20, 16)

Chambre du Sépulcre

"Mais il leur dit : "Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : ils est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis" (Mc 16,6)

"Ils l'ont enveloppé avec soin à temps, avec des épices et de la myrrhe, dans une toile de lin nouvelle, qui n’avait jamais été utilisée par personne." (Evangile Apocryphe de Gamaliel)

Six communautés chrétiennes y cohabitent : catholiques romains, grecs-orthodoxes, arméniens, coptes, éthiopiens, syriens, chacune avec son espace et ses horaires de prière. Les clés de la basilique sont confiées depuis le XIIIe siècle à deux familles musulmanes. Par décision ottomane, la plupart des droits sur ce lieu saint sont accordés aux grecs.

Edicule du Sépulcre

Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre et le mit dans le tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc " (Mt 27,59).

La véritable tombe du Christ fut probablement ensevelie vers 135, quand l’empereur Hadrien fit élever un temple païen dans le jardin de la Résurrection. Après 335, l’empereur Constantin fit construire la première église du Saint-Sépulcre. La roche originelle fut recouverte de marbre : ce fut le premier édicule.

Endommagé par les Perses en 614, pillé et détruit en 1009 sur ordre d’Al-Hakim bi-Amr Allah, il fut remplacé par un édicule de facture romane vers 1014.

En 1555, il fut remplacé par un édifice assez proche du précédent mais marqué par l’influence gothique. Il ne résista pas à l’incendie de 1808 et fut remplacé par l’actuel édicule.

À l’occasion des travaux en cours sur l’édicule du Saint-Sépulcre, les chercheurs ont mis à jour, mercredi 26 octobre 2016, pour la première fois depuis des siècles, la pierre originelle du tombeau où, selon la tradition chrétienne, le Christ fut déposé.

Après neuf mois de restauration, le tombeau où, selon la tradition, le Christ a été enterré, a été dévoilé mercredi 22 mars 2017 lors d'une cérémonie dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Débuté en mai 2016, le vaste chantier de rénovation a permis de consolider l'édicule de marbre qui surplombe le tombeau -entièrement démonté par des spécialistes grecs puis reconstruit à l'identique - et de redonner ses couleurs d'origine au lieu le plus saint du christianisme.

Lors de la cérémonie de mercredi, à laquelle participaient de nombreux dignitaires de différentes obédiences chrétiennes, pour la première fois depuis des décennies, l'édifice a été dévoilé sans la structure métallique qui en barrait la vue auparavant.

Le chantier a vécu en octobre un moment "historique": la plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours. La dernière fois que des hommes avaient pu accéder au coeur du lieu le plus saint du christianisme remontait à 1810, lorsque de travaux de restauration avaient été entrepris à la suite d'un incendie.

Déjeuner à JÉRUSALEM

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Après-midi, visite sur le Mont des Oliviers du Carmel du Pater. Descente à pied au Dominus Flevit, puis visite du Sanctuaire de Gethsémami et du tombeau de Marie.

LE MONT DES OLIVIERS

Le « Mont des Oliviers » (808 m) qui s’élève à l’est de Jérusalem sépare la Ville Sainte du désert de Juda, lequel commence ici sa descente en direction de la Mer Morte.
La vallée du torrent Cédron, encerclant Jérusalem à l’est, sépare le Mont de la ville et du Mont Sion situé à proximité, plus au sud, le point de départ du cheminement de Jésus qui, après le dernier Repas, traversa la Vallée avant de rejoindre le Gethsémani.. Le sommet du Mont des Oliviers offre un magnifique panorama sur toute la Ville Sainte.

Le oliviers qui poussent depuis des millénaires sur les pentes du Mont sont à l’origine de l’appellation encore utilisée de nos jours. Les Juifs le connaissent également sous le nom « Mont de l’Onction » car l’huile produite par ses arbres servait à oindre les rois et les Grands Prêtres.

Le mont a joué un rôle de premier plan dans l’histoire des Juifs. La Bible nous raconte que le roi David sortit de la ville, nu-pieds et gémissant, pour gravir le Mont des Oliviers et échapper ainsi à son fils Absalom qui conspirait contre lui (2 S 15,30) ; le roi Josias détruisit les « hauts-lieux » construits par le roi Salomon sur le Mont pour adorer les divinités de ses femmes étrangères (1R 11,7 ; 2R 23,13).

Après la première destruction du Temple de Jérusalem, cette montagne devint le lieu de pèlerinage des Juifs car, selon la tradition, la Gloire du Dieu d’Israël s'éleva au-dessus de la ville et s'arrêta sur la montagne située à l'est de la ville. (cf. Ez 11,23).

Le Mont des Oliviers était un passage obligé pour une personne comme Jésus, invité de Lazare et des sœurs Marthe et Marie, devant aller de Béthanie à Jérusalem : le Mont se trouvait à la distance d’un « chemin de sabbat » de la ville, à savoir le nombre de pas autorisés par la loi judéenne le jour du samedi (Ac 1,12).
Non loin de Bethfagé et du village de Béthanie, sur le dos d’un ânon, Jésus commença son entrée en tant que Messie dans la ville Sainte, accueilli par une foule en fête (Mc 11, 1-11).
L’évangéliste Luc insiste plus particulièrement sur le fait que Jésus se rendait souvent au Mont des Oliviers où il se retirait pour y passer la nuit ou pour faire part de son enseignement à ses disciples (Lu, 22,39).

La présence assidue de Jésus sur le Mont rend ce lieu particulièrement important pour la communauté chrétienne. En commémoration de son passage sur le Mont des Oliviers, de nombreux lieux de culte furent bâtis sur les sommets et les pentes du Mont dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, lesquels furent détruits à de nombreuses reprises et remplacés par des églises construites au cours du vingtième siècle.

CARMEL DU PATER

"Sur tes remparts Jérusalem, j’ai placé des veilleurs ; de jour ni de nuit jamais ils ne se tairont » (Is 62,6)

 Adossé au Mont des Oliviers, le Carmel du Pater Noster est un des quatre territoires français à Jérusalem. Fondé en 1875 par la rencontre de deux femmes: la Princesse de la Tour d’Auvergne et Mère Xavière du Coeur de Jésus, professe du Carmel de Lisieux.  Mère Xavière dira d’ailleurs de ce lieu: « Quel magnifique panorama! D’un côté toute la ville de Jérusalem, de l’autre la Mer Morte, la route de Béthanie et de Bethphagé. Plus près, à droite le lieu de l’Ascension, à gauche la grotte des enseignements, dite du Pater. Au pied de la montagne, la grotte de l’agonie, le jardin de Gethsémaní, le torrent du Cedrón, la source de Siloë. Il serait très heureux  pour nous de pouvoir construire ici un Carmel " .

Il y a 2000 ans, les disciples demandent à Jésus : « Apprends-nous à prier ! Donne-nous des mots pour le dire, le penser, pour le croire, pour l’aimer, cet Être que nous ne pouvons pas nommer, que tu appelles ton Père, fais-nous entrer consciemment en relation avec lui, dans l’intimité qui est la tienne, fais-nous partager ton désir, tes demandes, ta louange….avant de nous taire avec toi et murmurer seulement dans le souffle le Nom de la présence qui nous creuse et nous comble, infiniment proche et toujours inaccessible"….

 

Jésus va leur donner la prière qui va unir le ciel et la terre, c’est la prière de tous les hommes. C’est LE NOTRE PÈRE (Jean Yves Le Loup)

Dominus Flevit

Comme il approchait de Jérusalem, il aperçut la ville et versa des larmes... (Luc 19 : 41)

Dominus Flevit est liée à l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem (fête des Rameaux). Dans la descente du mont des Oliviers, le Seigneur pleura (Dominus flevit) sur Jérusalem (Lc 19, 41). Depuis le Lieu saint, le panorama sur la vieille ville et sur l’esplanade où s’élevait autrefois le Temple est extraordinaire. L’endroit, propice au recueillement, permet de suivre du regard l’itinéraire de Jésus lors de sa Passion : le Cénacle, Gethsémani, Saint-Pierre-en-Gallicante, la flagellation, Ecce Homo, la Via dolorosa et le Saint-Sépulcre. La chapelle actuelle (1955), dont le dôme reprend la forme d’une larme, est élevée sur les restes d’une chapelle byzantine. Son orientation vers l’occident est dans le même axe que la mosquée du Dôme - autrefois la maison du Père, le Golgotha et le tombeau, tous deux situés dans la basilique du Saint-Sépulcre. Une croix de fer forgé et un buisson d’épines contribuent à faire de cette vue évocatrice une des plus célèbres de Jérusalem, reprise par de nombreux photographes.

L'apostrophe de Jésus à Jérusalem (Mt 23, 37-39) est également proposée à la méditation du pèlerin. Celui-ci est appelé à entrer dans les sentiments de Jésus qui s’arrête face à la Ville sainte, face aux lieux où il va affronter les angoisses et les souffrances de la mort pour le salut des hommes.

Commémoraison du Seigneur qui pleure sur Jérusalem

La chapelle franciscaine de Dominus Flevit (en latin, le Seigneur a pleuré) fut construite en 1955, à proximité du site que les pèlerins du moyen âge identifiaient comme le lieu où Jésus versa des larmes sur la ville. Ce site, acquis par les Franciscains en 1881, se trouvait sur le trajet des processions allant du mont des Oliviers jusquà la basilique du Saint-Sépulcre. Des fouilles archéologiques menées avant sa construction mirent à jour les fondations dun monastère et dune chapelle du Ve siècle.

GETHSÉMANIE

 « Comme le cerf soupire après les sources d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ». (premier verset du Psaume 42)

   " Gethsemani ! Que de souffrances, que de douleurs j’ai subies pour vous, hommes !  Je  ne demande rien d’autre, simplement voir l’Amour, rien qu’une petite parcelle de Mon Amour en vous, pour comprendre l’immensité du Mien."(Message du 4 avril 2011 Louise)

La Basilique de Toutes-Les-Nations

Angoisse à Gethsémani. 


"Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples: "Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas." Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Alors il leur dit: "Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi." Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux." Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir; et il dit à Pierre: "Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible." À nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier: "Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite!" Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir; car leurs yeux étaient appesantis. Il les laissa et s'en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il vient vers les disciples et leur dit: "Désormais vous pouvez dormir et vous reposer: voici toute proche l'heure où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici tout proche celui qui me livre." (Mt 26, 36-46). 

 L’Intérieur de la Basilique 

« Alors un ange lui apparut du ciel pour le fortifier. Saisi d'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance, et sa sueur devint comme des caillots de sang qui tombaient par terre. Après avoir prié, il se releva et vint vers les disciples, qu'il trouva endormis de tristesse », Lc 22, 43-44). 

Jésus se trouve au centre de la scène, affalé sur les pierres qui le supportent, dans l’atmosphère nocturne du jardin des Oliviers. Il est possible de distinguer non loin de l’endroit où se trouve Jésus, derrière les oliviers, les trois apôtres qui s’endormirent « par tristesse », comme le raconte l’évangéliste Luc. La voûte céleste d’une couleur sombre accentue cette atmosphère nocturne : on peut observer l’ange qui rayonne depuis les Cieux et qui descend sur Terre pour apporter son réconfort à Jésus. La scène représentée est celle racontée par saint Luc dont les versets les plus forts en termes de signification ont été reportés en latin : « APPARUT AUTEM ILLI ANGELUS DE COELO CONFORTANS EUM. ET FACTUS IN AGONIA PROLIXIUS ORABAT. ET FACTUS EST SUDOR EIUS SICUT GUTTAE SANGUINIS DECURRENTIS IN TERRAM »

La Grotte du Gethsémani

La grotte, généralement connue sous l’appellation « grotte du Gethsémani » qui signifie en araméen le « lieu du pressoir », se trouve à droite de la Tombe de la Vierge et s’ouvre à la fin d’un couloir. Depuis le IVème siècle, la tradition associe cet endroit au lieu de la trahison commise par Judas. Après l’agonie ressentie dans le Jardin des Oliviers, Jésus alla à la rencontre des apôtres qui s’étaient arrêtés dans la grotte et c’est ici qu’il fut rejoint par Judas accompagné des gardes.

Les Franciscains devinrent les propriétaires de ce lieu en 1361 et sont encore ses propriétaires, ce qui n’est pas le cas pour la Tombe de Marie. En 1955, à la suite d’une inondation, la Custodie de Terre Sainte, par l’intermédiaire du père Virgilio Corbo, effectua des fouilles qui permirent d’étudier la structure de la grotte et de réaliser des découvertes intéressantes sur son histoire.

Pèlerinage 2011 Le Mont des Oliviers

LE TOMBEAU DE MARIE

Prise de possession de la Tombe de Marie et de la Grotte de la Trahison

Un firman de 1636 déclare que les Franciscains possédaient la Tombe de Marie depuis toujours. En effet, en 1361 et 1363, qu’il s’agisse de la Reine Jeanne Ière de Naples ou de Pierre IV d’Aragon, ces derniers s’empressèrent de consulter le sultan Mamelouk d’Égypte pour faire obtenir la Tombe de Marie aux Franciscains. Leur intervention fut une réussite : les Statuts de la Terre Sainte disposent que les Frères officient chaque samedi la Sainte Messe auprès de la Tombe de la Vierge, célébrations mentionnées également en 1384 par le pèlerin italien Giorgio di Guccio Gucci.

La prise de possession de la tombe de Marie et le droit des Franciscains à pouvoir célébrer quotidiennement la Messe, fut répétée dans les décrets des sultans ottomans jusqu’en 1847 mais fut définitivement annulée peu d’années après par un firman de 1853 étant donné que, de fait, les frères ne pouvaient plus officier en ce lieu.

En effet, en 1757, de nombreux sanctuaires furent pris d’assaut par les Grecs Orthodoxes et notamment la Tombe de Marie qui ne fut plus jamais restituée. Cet événement limita la présence des Franciscains sur le lieu et l’intervention de la Russie, en faveur des Grecs Orthodoxes, empêcha aux Franciscains de rétablir leurs droits.

Aujourd’hui, la Tombe de la Vierge est conservée par les orthodoxes Grecs et Arméniens et constitue avec Bethléem, le Saint-Sépulcre et l’Ascension, le quatrième Lieu Saint régi par le Statu Quo. Le Statu Quo a décrété que les Franciscains peuvent s’y rendre seulement une fois par an, solennellement en procession, pour la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, le 15 août.

Contrairement à la Tombe de Marie, la Grotte de la Trahison, située à droite de l’entrée de la Tombe, est restée aux Franciscains. Tout comme pour la Tombe, la présence des frères remonte au XIVème siècle. En 1803, ces derniers obtinrent l’accord du sultan Selim III pour placer une porte à l’entrée et posséder la clé correspondante. Cette porte permit d’assurer la conservation du lieu de prière.

Au pied du Mont des Oliviers, non loin du Jardin de Gethsémani, se trouve l'église de l'Assomption, connue aussi sous le nom de Tombeau de la Vierge. C'est là que, selon la tradition, on trouve la grotte qui accueillit le corps de la Mère de Jésus… Et c'est d'ici que Marie fut élevée au Ciel

Diner et Nuit à JÉRUSALEM

Mercredi 2 mai

EMMAÜS-CÉSARÉE MARITIME

Le matin départ pour le monastère bénédictin d'ABU GOSH, sur le site d'Emmaüs des croisés. Rencontre d'un moine.

Abu Gosh,  un carrefour historique, culturel et religieux.

 

 Le monastère d'Abu-Gosh deviendra, en 1999, l'abbaye bénédictine Sainte-Marie de la Résurrection.

Entrée de l'Abbaye

​Église avant 1900

Intérieur  de l'église

Fondé au moins 6000 ans avant JC, le village d’Abu Gosh s’est construit autour d’une source qui abonde tout au long de l’année, sur un axe qui deviendra le chemin des pèlerins vers Jérusalem depuis la côte.

Dès la période biblique, ce lieu trouve un nom : Kyriat Yéarim. Son histoire est marquée par la présence de l’Arche d’Alliance au temps du roi David (1 Rois). C’est en ce lieu que la mémoire chrétienne de Terre Sainte fait commencer le «chemin d’Emmaüs» qui conduira les deux disciples découragés vers la rencontre du Ressuscité (Luc 24).

Elle-même terre de carrefour, la Terre Sainte voit alors les romains envahir le pays ; à Abu Gosh ils construisent des bassins pour la source. Puis la civilisation byzantine fleurira ensuite tout alentour… Les événements, cultures et faits religieux commencent à se croiser en ce lieu de passage et de pèlerinage où bientôt les califes de Bagdad construisent un caravansérail, dont les restes fournissent les bases d’une structure encore visible autour du monastère, qui permettra, au temps des Croisés, de construire une hôtellerie et un couvent adjoint à une église bâtie sur la source.

Commandée par l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean (devenu Ordre de Malte), cette église et son couvent sont vraisemblablement au service d’un projet d’établissement d’un lieu spécifique pour les pèlerins, autour de l’épisode évangélique d’Émmaüs et de la Résurrection du Seigneur.

Un aspect particulier de la vocation du lieu à travers le temps apparaît alors à nouveau : des fresques sont réalisées sous la direction d’un maître de Chypre, mais pour une commande latine, et les inscriptions en grec et en latin se mélangent : heureux événement permis par la partielle réconciliation entre les Patriarcats d’Orient et d’Occident dans le créneau historique des années 1160-1170. Le lieu s’affirme décisivement en son identité propre et inscrit dans ses murs sa vocation de réconciliation.

Puis le projet d’Emmaüs tourne court avec l’arrivée de Saladin en 1187, et c’est une autre culture qui s’installe durablement. Les Mamelouks laissent leurs marques, transforment le couvent-forteresse en caravansérail. Puis s’installeront des familles musulmanes qui créeront, proprement dit, le village d’Abu Gosh, et qui contrôleront longtemps ce lieu de passage des pèlerins, avant d’être elles-mêmes confrontées au XXème siècle à un nouveau défi : la présence juive et les heurts du conflit israélo-arabe ; les circonstances, une fois encore, permettent à Abu Gosh de choisir de rester un lieu de passage, un carrefour, où continueront de passer Juifs, Chrétiens et Musulmans, de nationalités et origines diverses.

EMMAÜS DES CROISÉES

“Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures?” Luc 24,13-35

C’est bien Luc et son Évangile qui donnent sens à ce lieu traditionnellement appelé l’Emmaüs des Croisés. Qu’y cherche-t-on ? L’Emmaüs qu’évoque Saint Luc ? Alors c’est Amwwas des Macchabées au sortir des collines de Judée : le lieu des grandes victoires militaires contre l’occupant au nom de la piété ! Y cherche-t-on l’Emmaüs des deux disciples en chair et en os ? Mais qui saura jamais dans quelle auberge ils ont dîné ce soir-là avec leur Seigneur ?! Alors, pourquoi Abu Gosh ? Parce qu’on est là où les Croisés ont fixé leur méditation en se tournant vers cet Emmaüs qui dit un point de retour et de conversion vers Jérusalem et vers l’Église.

MÉMORIAL  LUSTIGIER

«Je suis né juif, j’ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron.

Devenu chrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient les apôtres.

J’ai pour saints patrons Aron le Grand Prêtre, Saint Jean l’Apôtre et Sainte Marie pleine de Grâce.

Rien n’est impossible à Dieu.»

 

Cardinal Jean-Marie Aron Lustiger

…C’est tellement de la Vie, que cette Parole a rejoint les cœurs au-delà des confessions et les a réunis dans la volonté de créer un mémorial Jean-Marie Aron Lustiger.

Il fallait un lieu : le Cardinal avait souhaité se retirer à Abu Gosh… Il fallait un signe : un jardin. Il fallait de la vie : de l’eau, «avec des grenouilles et des poissons», nous disait son architecte au soir de l’inauguration du mémorial !

C’est chose faite : le jardin vous attend. Son hôte prie déjà pour vous.

Déjeuner à CÉSARÉE MARITIME

Après-midi visite de la ville Antique : Ancienne capitale des procurateurs romains construite par Hérode le grand: théâtre, hippodrome, remparts des croisées.

CÉSARÉE MARITIME

CAESAREA - Césarée

Ville antique et moderne, Césarée est de nos jours parsemée de belles villas modernes et d’impressionantes ruines d’édifices antiques. 

Sur des pelouses soigneusement entretenues s’étendent des terrains de golf auprès d’un immense hippodrome situé dans le parc national où, aujourd’hui comme hier, se déroulent des courses de chevaux. 

Les belles demeures actuelles de style moderne baignent dans le silence tandis que les vestiges de la cité antique accueillent d’innombrables touristes venus admirer l’architecture de l’un des plus grands bâtisseurs de l’Antiquité, Hérode le Grand.

 Le port de Césarée qui fut construit par Hérode était l'une des plus grandes merveilles du génie de son temps. Il est le premier grand projet avec des constructions mise sous l'eau.

 

 Hérode fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée Maritima en hommage à Auguste Caius Julius Caesar Octavius, l'Empereur Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C). Le Roi Hérode construisit son palais sur un promontoire qui s'avançait vers la mer, avec des bains entourés de décorations. En 13 av.J.C, Césarée devint la capitale civiles et militaires de la Judéeet la résidence officielle des Gouverneurs Romains, Ponce Pilate (ou Pontius Pilatus), Praefectus et Antonius Félix. Des vestiges des principaux bâtiments construits par Hérode et de la cité médiévale sont encore visibles aujourd'hui, notamment les murs de la ville, l'amphithéâtre, le château, la cathédrale et l'église des Croisés.

Selon les Actes des Apôtres, ce fut à Césarée qu’eut lieu la première conversion au christianisme d’un centurion païen, Cornélius. A la période franque (XIIe siècle) Césarée et son port fut un temps, après la conquête musulmane de Jérusalem, la capitale du Royaume latin des croisés qui fortifièrent la ville, l’entourèrent de remparts et de portes, avant l’arrivée au XIIIe siècle de nouveaux conquérants, les Mamelouks.

 
Des fouilles archéologiques dans les années 1950 et 1960, ont permis de découvrir des vestiges de plusieurs périodes, en particulier, un complexe de fortifications des croisés et un théâtre Romain. D'autres bâtiments construits par Hérode ont été mis au jour, ils comprennent : Un temple dédié à César; un hippodrome reconstruit au II siècle comme un amphithéâtre; le Tibérium, qui dispose d'un bloc de calcaire avec une inscription dédicatoire, qui est la seule trace séculaire de Ponce Pilate; un double aqueduc qui transportait l'eau de source du pied du mont Carmel, un mur d'enceinte précédé d'un fossé large de 60 m. qui protégeait le port du Sud vers l'Ouest;  un amphithéâtre en forme de U, qui est encore, de nos jours, bien conservé et qui mesurait 250 m. long et 50 m. de large, il avait 12 rangées de sièges et pouvait contenir 10.000 personnes; un théâtre qui pouvait contenir 4.000 spectateurs; le palais du Roi construit sur un promontoire qui s'avançait vers la mer, avec des bains publics entourés de décoration. De périodes plus récentes on trouve : Les ruines d'une synagogue Byzantine, le château, la cathédrale et l'église des Croisés. 

 

 Les monuments de la cité

Césarée maritime 

Ruines de l'aqueduc Romain

ANPHITHÉÂTRE ROMAIN

 HIPPODROME

Vue sur le théâtre, le palais d'Hérode hippodrome
 

L'enceinte de Césarée

Vue de la ville, le palais d'Hérode

L' Aqueduc

Siège du théâtre romain antique

Pour que l'eau coule par la force de la pesanteur, l'aqueduc fut bâtit sur des arches, et l'angle mesuré avec attention.

C'est ici dans cet hippodrome qu'Hérode fit organiser les premiers jeux olympiques, pour inaugurer la cité de Césarée.

L'enceinte de Césarée maritime est connue comme une des réalisations les plus étonnantes du temps des Croisades au Proche-Orient.

Paul, victime de persécutions, séjourna deux ans à Césarée comme prisonnier après son arrestation dans le Temple de Jérusalem et sa comparution devant le ..

Installation, dîner et nuit à l'hèbergement à NAZARETH

 Jeudi 3 mai

NAZARETH

N'aie pas peur, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu seras enceinte. Tu mettras au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. (Lc 1, 30-31)

Berceau du christianisme, ville de religion et de foi, d’esprit et de sainteté

Nazareth est la plus grande ville de la Galilée

Sortie des terres bénies d’Israël, il y a environ 2000 ans, la ville de Nazareth, qui n’était jadis qu’un petit village juif, s’est métamorphosée en l’espace de quelques siècles devenant dès l’époque byzantine un fief important du christianisme. La magnificence du site, le mystère du Christ-Jésus, la foi inébranlable de Marie et de Joseph ont alors fait de cette ville une terre prisée. 

Le matin visite de NAZARETH : La fontaine de la Vierge, l'église orthodoxe Saint Gabriel, le souk, l'église melchite de la synagogue, le sanctuaire de l'Annonciation : La basilique, la grotte et l'église Saint Joseph. Visite du Tombeau du juste.

LA FONTAINE DE LA VIERGE

 Reste encore à Nazareth la “fontaine de la Vierge” dont l’eau provient de l’unique source de Nazareth, située sous l’église orthodoxe. La Sainte Famille, particulièrement la Vierge Marie, y est certainement venue puiser l’eau de la vie domestique comme tous les villageois. 

la fontaine de la Vierge » particulièrement appréciée des Nazaréens. Pendant de nombreux siècles, les femmes du village, munies de jarres, venaient y puiser de l’eau. 

La tradition locale se fonde sur le Protévangile de Jacques qui divise l’annonciation de l’ange en deux temps : le premier est situé au niveau du puits, là où la Vierge était allée puiser de l’eau et le deuxième, que l’on retrouve dans l’évangile canonique, place cet épisode à l’intérieur de la maison : « Or, elle prit sa cruche et sortit pour puiser de l’eau. Alors une voix retentit : “ Réjouis-toi, pleine de grâce. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie parmi les femmes ”. Marie regardait à droite et à gauche : d’où venait donc cette voix ? Pleine de frayeur, elle rentra chez elle, posa sa cruche, reprit la pourpre, s’assit sur sa chaise et se remit à filer. Et voici un ange debout devant elle disait : “ Ne crains pas, Marie, tu as trouvé grâce devant le Maître de toute chose. Tu concevras de son Verbe. ” (Protévangile de Jacques, chap. 11, 1-2). 

​ÉGLISE ORTHODOXE SAINT GABRIEL

L'église orthodoxe Saint-Gabriel, construite en 1767, s'élève sur les ruines d'une église médiévale que nous connaissons par l'hégoumène Daniel (XIIe siècle). Il la localise précisément sur la source, parce qu'il reproduit la légende apocryphe et le pseudo-Matthieu affirme que l'ange y apparut une première fois à Marie.

Sa source prend naissance dans le flanc du Djebel es-Sik, à cent cinquante mètres de la fontaine qui en constitue le bassin de réserve. L'eau y parvient par une canalisation taillée dans la pierre jusqu'à l'église Saint-Gabriel et de là par un aqueduc en maçonnerie.

La fontaine de la Vierge est sacrée dans l'histoire de Nazareth. Et le pèlerinage du matin qui s'y rend chaque jour, s'accomplit avec la ferveur d'un rite religieux.

LE SOUK LOCAL

Titre de la page

Véritable souk moyen oriental avec ses odeurs ses couleurs et sa vie 

Ce marché local représente un coup de cœur pour les touristes qui affluent à Nazareth. C’est ici que vous pourrez goûter sans retenue à la vie locale de la cité. Vous serez aussi bien fasciné par la diversité des étalages que par les magnifiques couleurs que projettent les marchandises. Objets d’art, de souvenir, tissus tendance, épices et diverses alimentations constituent l’essence du souk local. Vous y vivrez une véritable et passionnante aventure et, par-dessus tout, vous reviendrez chez vous avec plein de souvenirs, de quoi garder Nazareth à tout jamais au fond de votre cœur.

Perdez-vous dans les ruelles pavées de sa vieille ville et partez à la découverte des nombreuses églises et des magnifiques vieilles bâtisses historiques. 

​ÉGLISE MELCHITE DE LA SYNAGOGUE

L’Église melkite est née en 1724 d’une division de l’Église grecque d’Antioche : une partie de ces chrétiens, catholicisés par les missionnaires jésuites ou encore franciscains alors présents en Orient, ont choisi d’entrer en communion avec le Saint-Siège. Ainsi est née l’Église grecque-catholique (melkite), directement liée à Rome. Comme les autres Églises catholiques orientales, elle est aussi dite « uniate ».

Les grecs-catholiques se sont aussitôt choisi un patriarche arabe, alors que le siège d’Antioche était jusque-là réservé à un patriarche et des évêques grecs. Une double lignée de patriarches s’est donc instaurée : l’une orthodoxe, l’autre catholique. En 1729, Rome a reconnu Cyrille VI Tanas comme patriarche de l’Église grecque melkite catholique. Mais ce n’est qu’au XIXe siècle que l’Empire ottoman a pleinement reconnu cette Église.

La Synagogue

 

Cachée au milieu des rues étroites occupées par le souk arabe, la synagogue constitue aujourd’hui l’un des lieux les plus visités par les pèlerins. Il s’agit d’une structure datant de la période croisée comprenant une seule pièce, dotée de pierres visibles et d’une voûte en berceau légèrement appointie. Elle fut transformée en église au XVIIIème siècle, lorsqu’un groupe de chrétiens de confession grecque manifesta son intention de s’unir à la confession catholique. Pendant la période turque, l’expression « Madrassat el Messiah » qui signifie « école du Messie » diffusa la croyance apocryphe selon laquelle la synagogue constituerait l’endroit où Jésus étudiait, étant enfant. 

L’édifice devint propriété des franciscains en 1741, lorsque le gardien de Nazareth, Bruno de Solerio, l’acheta et la fit restaurer. En 1771, elle passa dans les mains des grecs catholiques qui, tel que mentionné précédemment, la transformèrent en église. Ensuite, en 1882, ces derniers édifièrent à côté de la synagogue une nouvelle église, l’église paroissiale de la communauté melkite de Nazareth.

Toutes les études réalisées en arrivent à la même conclusion : l’édifice médiéval ne peut être considéré comme la synagogue dans laquelle, selon l’évangile de Saint Luc (Lc 4,16-30), Jésus lut le rouleau d’Esaïe à ses concitoyens, mais la tradition est déjà bien ancrée et les pèlerins se rendent sur ce lieu pour méditer sur ce passage de l’évangile. 

LE SANCTUAIRE DE L'ANNONCIATION

Le premier janvier à Nazareth, bravant le froid humide, le Custode de Terre Sainte, frère Pierbattista Pizzaballa, et Mgr B. Marcuzzo ont inauguré le nouveau parcours de visite du sanctuaire de l’Annonciation à Nazareth. Quelques fidèles locaux et de nombreux franciscains ainsi que les architectes et ingénieur du projet étaient également présents. Le père gardien de la communauté de Nazareth frère Ricardo Bustos à l’initiative du projet nous l’explique.

« Qui arrivait au sanctuaire ne savait pas où aller. Il n’y avait ni parcours ni aucune indication. Alors que nous avons connu cette année un record d’affluence de touristes et pèlerins, il régnait une certaine confusion. Les uns arrivaient de l’église Saint-Joseph et traversaient la basilique supérieure pour descendre à la grotte, certains n’allaient qu’à la grotte ignorant qu’il y a un musée, l’église saint Joseph etc.

Le sanctuaire est construit sur la grotte qui est une partie de la maison de la ViergeMarie...

Le sanctuaire que nous visitons est construit sur une grotte qui constituait une partie de l’habitation de la famille, l’autre partie était construite en pierre de taille, pierres qui furent acheminées en Italie, à Lorette (Loreto) en l’an 1294 .

Deux facettes d’un même évènement.

Pour honorer l’Annonciation et l’Incarnation

Nazareth est une humble bourgade inconnue de l’Ancien Testament. Située aux marges de la terre d’Israël, dans la « Galilée des nations.

Dans ce lieu humble et déjà universel, l’ange Gabriel vient annoncer à une vierge qu’elle serait la mère du Sauveur (c’est « l’Annonciation »). Le nom de cette viergeest Marie, promise en mariage à Joseph, charpentier de métier. L’ange la salue en lui disant “Réjouis-toi”, comme à la fille de Sion. Et il répond à sa question concernant la conception de l’enfant : elle concevra virginalement, par la puissance du Très Haut, l’Esprit Saint, car il s’agit de l’Incarnation du Fils de Dieu. L’ange attend la réponse de Marie, qui donne son consentement - "Je suis la servante du Seigneur, qu’il advienne pour moi selon ta parole", autrement dit, selon le sens que tu donnes à cette parole.

Alors Jésus, le Fils de Dieu, s’unit à notre humanité dans le sein virginal de Marie (c’est « l’Incarnation »).

LA BASILIQUE DE L'ANNONCIATION

La Basilique de l'Annonciation, est une basilique catholique érigée au milieu du XXe siècle à Nazareth, sur le site que la tradition chrétienne, depuis l'époque byzantine, a associé à celui de l'apparition de l'archange Gabriel à Marie (Lc 1,26-38).

La Basilique de l'Annonciation est la plus grande des églises du Moyen-Orient et l'un des hauts lieux de la chrétienté. Elle a été inaugurée en 1964 par le Pape Paul VI et consacrée en 1969 sur le site d'églises plus anciennes, elles-mêmes édifiées, à partir du IVe siècle, sur une grotte identifiée comme celle de l'Annonciation, à l'endroit même où selon la tradition chrétienne l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant Jésus.

LA GROTTE

Le niveau inférieur abrite la Chapelle de l'Ange (à gauche) et la grotte de l'Annonciation

Comme dans tous les autres sanctuaires de mémoire chrétienne érigées en Terre Sainte, la Grotte de Nazareth désigne elle aussi l’endroit exact, le « Hic », où se déroulèrent les événements de l’Évangile : en effet, ici, la Vierge Marie entendit les paroles de l’Annonciation ; c’est ici qu’elle prononça le fiat ; c’est ici que la Parole se fit chair ; c’est ici que la pureté et la virginité s’unirent à la maternité, tout en restant intactes. 

La Grotte de l’Annonciation s’ouvre comme un petit sanctuaire, lieu de l’Annonciation que l’Ange Gabriel fit à Marie. Pour rejoindre le niveau de la Grotte sacrée et de la petite grotte qui se trouve à côté, il faut descendre les sept marches de l’escalier est et traverser la Chapelle de l’Ange, vers l’escalier permettant de remonter ; ces deux escaliers correspondent aux entrées construites à l’époque des Croisés et qui devaient ressembler à ceux conduisant encore aujourd’hui à l’intérieur de la grotte de Bethléem. 
La Grotte vénérée a fait l’objet de nombreuses évolutions au fil du temps afin d’assurer les visites du Lieu et les célébrations du culte. Aujourd’hui, elle ressemble à une petite chapelle rocheuse composée de roche naturelle et de maçonnerie. 

​ÉGLISE SAINT JOSEPH

Sanctuaire érigé à la mémoire de Saint Joseph, l’époux de Marie et le père putatif de Jésus. 

La tradition antique associe à cette Basilique le souvenir de la maison du charpentier de Nazareth. Parmi les témoignages les plus anciens, rappelons celui du pèlerin Arculfe (VIIème siècle), qui mentionna l’existence d’un sanctuaire connu sous le nom de « Sanctuaire de la Nutrition ». C’est ici que Jésus grandit et fut élevé par ces parents. 

Une autre tradition assimile ce lieu à « l’atelier de Joseph », mémoire que les franciscains récupérèrent à leur arrivée à Nazareth au XVIIème siècle.

Aujourd’hui, s’élève sur les ruines de l’église croisée, une structure néo-romane conçue par l’architecte allemand Wendelin (naturalisé français) et réalisée entre 1911 et 1914. Avant une telle date, se dressait à cet endroit une petite chapelle construite par les franciscains en 1754. 

À l’occasion des fouilles archéologiques réalisées à la fin du dix-neuvième siècle, on découvrit une cuve avec un sol en mosaïques, interprétée comme étant un ancien baptistère, ainsi qu’une série de grottes et de silos visibles à l’intérieur de la crypte de l’église. 

Grotte, cuve et maison de Saint Joseph

Les espaces souterrains constituaient des pièces domestiques probablement transformées par la suite en lieux de culte. 

En descendant, on constate que la construction moderne repose sur les murs datant de l’époque des Croisés. 

Les restes sous-jacents consistent en une série d’éléments suggérant la présence d’activités humaines : une citerne, une série de quatre silos superposés, une petite cuve ainsi qu’un escalier qui, grâce à une galerie, mène à la grotte souterraine. En réalisant une étude plus approfondie, on se rend compte que la galerie, la grotte et la citerne sont le fruit d’adaptations ultérieures. D’après chercheurs, dont les pères Bagatti et Testa, ces changements auraient été opérés en vue d’adapter le lieu au culte baptismal. 

La découverte de marbres au milieu des décombres laisse entendre que la grotte était entièrement recouverte de ce matériau. 

TOMBEAU DU JUSTE

 Non ouverte au grand public le lieu dit de « la tombe du Juste », situé en sous-sol de bâtiments abritant la communauté des Sœurs de Nazareth. Lorsqu’elles achètent un terrain au XIXe siècle pour y construire une communauté, cet endroit est réputé, d’après la tradition, mais sans aucune preuve, abriter la tombe d’un Juste ; ce « Juste pouvant être saint Joseph. Lors de travaux dans la cour, un ouvrier voit le sol se dérober sous lui et, trois mètres plus bas, il se retrouve dans une ancienne salle voutée. Les fouilles entreprises permettent de découvrir des sous-sols de plusieurs époques : une église byzantine, une habitation privée, des bains, un dallage romain et un réseau de caves accessible par plusieurs escaliers ; l’une de ces caves est aménagée en chapelle avec un autel de pierre, où a longtemps persisté, nous dit-on, une odeur d’encens. Et, au niveau le plus bas, un tombeau, fermé par une pierre ronde verticale. Tout semble indiquer que le culte d’un saint a été pratiqué dans cette cave, typique du Ier siècle : était-ce Joseph ? La surprenante ambiance qui émane du lieu.

Déjeuner à NAZARETH

MONT THABOR

“Je suis vivant! dit le roi, dont l’Eternel des armées est le nom; comme le Thabor parmi les montagnes, comme le Carmel qui s’avance dans la mer, il viendra” (Jérémie 46 : 18).

Mont de la Transfiguration

 « Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.(Mt 17,1-13):

Basilique de la Transfiguration

Pèlerinage 2011

Basilique de la Transfiguration

 

La date de construction de l’église la plus ancienne du Mont Thabor est inconnue. Les pèlerins anonymes de Piacenza virent trois basiliques en 570. Willibaldus, en 723, mentionne une seule église dédicacée à Jésus, Moïse et Elie. Il se peut que trois chapelles furent réunies pour former ensembles un seul bâtiment. L’église actuelle fut construite en 1924 et appartient aux Franciscains.

La Transfiguration

 

Les pères de l’église étaient persuadés que la Transfiguration se passa sur le Mont Thabor, comprenant Cyril de Jérusalem (en 348), Epiphanes, et Jérôme. Eusèbe hésitait entre le Mont Thabor et le Mont Hermon. 

Le Mont Tabor n’est probablement pas le lieu de la Transfiguration: (1) Jésus et ses disciples étaient dans la région de Césarée de Philippe juste avant la Transfiguration. (2) La position géographique de la montagne ne la place pas à l’écart. Au contraire beaucoup de trafic passait au travers de la vallée sous-jacente de Jizreel. (3) Un fort militaire était situé au sommet de la montagne et fut clairement utilisé pendant la période Hasmonéenne et du temps de la première révolte Juive, et le fut probablement aussi du temps de Jésus.

Bataille de Débora

 

Les tribus israélites se rassemblèrent sur le Mont Thabor au temps de Débora. Alors que les cananéens s’étaient réunis à Haroscheth-Goïm (vraisemblablement de l’autre côté de la vallée de Jizreel), Barak mena une offensive avec 10 000 hommes Israélites contre l’armée de Sisera. Il semblerait que l’intervention de l’Eternel en faveur des Israélites eut lieu sous la forme d’une tempête, faisant déborder le Kishon et rendant les déplacements en chariot impossible pour les Cananéens (Juges 4-5).

CANA

À Cana de Galilée Jésus a réalisé le premier de ses miracles. Il y changea l’eau en vin, pour répondre à une demande de Marie sa Mère.

KEFER  KENNA  CANA

“Tout homme sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent!” Jean 2,1-11

GIOTTO

Textes bibliques

 

Les noces de Cana
 

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or il n’y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: Ils n’ont pas de vin.” Jésus lui dit: “Que me veux-tu, femme? Mon heure n’est pas encore arrivée.” Sa mère dit aux servants: “Tout ce qu’il vous dira, faites-le.” Or il y avait six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit: “Remplissez d’eau ces jarres.” Ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit: “Puisez maintenant et portez-en au maître du repas.” Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l’eau changée en vin - et il ne savait pas d’où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l’eau - le maître du repas appelle le marié et lui dit: “Tout homme sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent!” Tel fut le premier des signes de Jésus, il l’accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. (Jean 2,1-11)

Diner et nuit à l'hébergement

Vendredi 4 mai

Le matin, départ pour le lac. Visite du Mont des Béatitudes, vue sur le lac pour situer les épisodes évangéliques. Descente à pied ou en bus vers Tabgha. Visite de l'église de la primauté de Saint Pierre et de la multiplication des pains.

LAC DE TIBÉRIADE

Lac de Tibériade (-200m au-dessous du niveau de la mer): 

Mer de Kinneret dans l'Ancien Testament, parce que les Hébreux lui voyaient une forme de lyre, lac de Genésareth, mer de Galilée ou lac de Tibériade, c'est ici que Jésus a multiplié les signes adressés plus particulièrement aux disciples, choisis parmi les pêcheurs...

"Que la Lumière des Sages Brille et Nous Guide" (Moïse Maimonide)


Le lac est aussi un lieu de pèlerinage pour les juifs. Les pèlerins juifs viennent prier sur :
le Mausolée de Rabbi Akiva, sur une colline surplombant le lac ;
le tombeau de son disciple, Rabbi Meïr Baal Hanes, à l'entrée de la ville près des sources chaudes de Tibériade dont subsistent les restes de la synagogue de Hammath
l'ancien cimetière de Tibériade qui contient les tombes de nombreux rabbins
le tombeau de Moïse Maïmonide, philosophe, physicien, savant du XIIe siècle auteur d'un code de loi, le Mishné Torah;

 ''si possible arrêt au tombeau de Maïmonide à Tibériade". 

MONT DES BÉATITUDES

Le Sermon sur la Montagne est le plus long des nombreux discours  de Jésus. Ce discours est un ensemble d'enseignements moraux . Il inclut notamment les Béatitudes et la prière du Notre Père.   

 "À mesure qu'augmentait mon contact avec les vrais chrétiens, je vis que le Sermon sur la montagne était tout le christianisme pour qui veut vivre la vie chrétienne. C'est ce sermon qui m'a fait aimer Jésus".(Gandhi)

​ÉGLISE DES BÉATITUDES

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir." (Mathieu5-7-7-23)

"En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n’auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé."(Mathieu 5-7-7-23)

Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui

Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux les affligés, car ils seront consolés !

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu 

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !(Mathieu5-7-7-23)

TABGHA

 La tradition biblique y localise le miracle de la multiplication des pains et l'apparition du Christ ressuscité à Pierre et six autres disciples.

​ÉGLISE DE LA PRIMAUTÉ DE SAINT PIERRE

L’événement évangélique commémoré est la rencontre du Christ ressuscité avec Pierre et d’autres, raconté au chapitre 21 de l’évangile de saint Jean. Après la pêche miraculeuse de 153 poissons Jésus s’adresse à Pierre pour lui demander trois fois: « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » À la troisième réponse affirmative de Pierre Jésus lui dit : « Pais mes brebis ».

La Primauté a été instituée par Jésus, et elle est nécessaire à l’unité de l’Eglise.

 La Primauté de Pierre a été instituée par le Christ, selon le témoignage des Evangiles où Pierre reçoit seul et personnellement, tout ce que Jésus confie aussi aux Douze Apôtres collectivement, notamment : le fondement de l’Eglise, le don des clés, du pouvoir de lier et délier, la charge de conduire les brebis du Christ et de les confirmer dans la foi.

La « Mensa Christi » au centre de l'église

Au début du XIIe siècle un pèlerin, Saewulf, rapporte : « au pied de la montagne se trouve l’église de Saint Pierre, belle mais abandonnée ». Elle est détruite après la défaite et le départ des croisés en 1167. Reconstruite en 1260 elle est rasée en 1263.

 

Le lieu est laissé à l’abandon durant de nombreux siècles. Les franciscains de la Custodie de Terre Sainte construisent une nouvelle église, l’église actuelle, mais sur un espace plus grand, ne coïncidant pas exactement à celui de l’ancien édifice.

Le vaste rocher de granit à l’intérieur de l’église reste son attraction principale. En 1964, durant son pèlerinage en Terre Sainte, Paul VI, premier successeur de Pierre à retourner sur ces lieux, s’y prosterna pour un long moment de prière.

Le 22 avril 2012, l'ancien secrétaire particulier du Pape Jean-Paul II se rendit en pèlerinage ici, dans cette église. Il offrit aux moines franciscains une relique du Bienheureux Jean-Paul II, qui est un fragment d'un des vêtements de ce dernier. Elle est aujourd'hui vénérée par les pèlerins qui viennent au Sanctuaire de la Primauté de Saint Pierre.

BASILIQUE DE LA MULTIPLICATION DES PAINS

Dans ces lieux même (non loin de Capharnaum), face à la mer de Galilée, est une terre où l'eau abonde, où pousse une végétation luxuriante, aux nombreux arbres et palmiers. A proximité se trouvent sept sources qui fournissent de l'eau en abondance. Dans ce jardin fertile Jésus nourrit cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons. La pierre sur laquelle le Seigneur déposa le pain devint un autel. Les nombreux pèlerins venus sur le site la brisèrent en pièces pour soigner leurs maux.(Egérie, pèlerine de la fin du IVe siècle)

LA BASILIQUE DE LA  MULTIPLICATION DES PAINS

Au Ve siècle, un grand monastère et une église ornée de ravissants pavements de mosaïque furent érigés sur le site. L'ensemble couvrait une superficie de 56 x 33 mètres, comprenant des cours intérieures ainsi que plusieurs pièces servant d'ateliers manufacturiers et de logement pour les moines et les nombreux pèlerins de passage. 

Texte biblique

 

La première multiplication des pains


En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement. L’heure étant déjà très avancée, ses disciples s’approchèrent et lui dirent: “L’endroit est désert et l’heure est déjà très avancée; renvoieles afin qu’ils aillent dans les fermes et les villages d’alentour s’acheter de quoi manger.” Il leur répondit: “Donnez leur vous-mêmes à manger.” Ils lui disent: “Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger?” Il leur dit: “Combien de pains avez-vous? Allez voir.” S’en étant informés, ils disent: “Cinq, et deux poissons.”


Alors il leur ordonna de les faire tous s’étendre par groupes de convives sur l’herbe verte. Et ils s’allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante. Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tous mangèrent et furent rassasiés; et l’on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. (Marc 6,34-44)

 Les formidables mosaïques de l’ancien sanctuaire du IVes. Sur ce site chargé d’histoire. Les bénédictins ont construit une église et un petit couvent. Près du lac, le Christ ressuscité aurait été invité par les apôtres à partager leur repas.

Déjeuner au bord du lac

Après midi , visite du site de Capharnaüm : La synagogue du IVème siècle, le village antique et la maison de Pierre. Tour en bateau, Évocation de la tempête apaisée.

CAPHARNAÜM

« EN CES JOURS-LÀ, JÉSUS LAISSE NAZARETH ET VIENT SÉJOURNER À CAPHARNAÜM, SUR LE BORD DE MER, À LA FRONTIÈRE DE ZABULON ET DE NEPHTALI." AINSI VA S’ACCOMPLIR CE QU’A DIT LE PROPHÈTE ISAÏE. » 

« La Galilée, est d’une grande importance pour l’histoire du christianisme. Capharnaüm est un joyau de la « couronne » des sites historiques et religieux en Terre sainte. Capharnaüm, en soi, mérite d’être présenté au public de façon à ce que le message caché lui soit révélé.» ((P.Pierbattista Pizzaballa OFM – Custode de Terre Sainte)

Voici qu’il s’arrête à Capharnaüm ; lorsqu’il vient à la synagogue les jours de sabbat, Jésus commence à les enseigner….Marc 1,21

Jésus le regarda et dit :  « Tu es Simon, le fils de Jean : tu t’appelleras Céphas ». Ce qui veut dire Pierre

À Capharnaüm vivaient l’apôtre Simon Pierre, son frère André ainsi que Jacques et Jean, les fils de Zébédée, qui étaient tous pêcheurs. Au VIIIème siècle, Capharnaüm est détruit par un séisme. La ville disparaît complètement après les croisades et tombe dans l’oubli. En 1894, la Custodie franciscaine de Terre Sainte parvient à acquérir une bonne partie de l’antique Capharnaüm. Au cours des XIXème et XXème siècles, les Franciscains y réalisent plusieurs campagnes de fouilles archéologiques, au cours desquelles ils font des découvertes exceptionnelles, parmi lesquelles la maison de Pierre, vénérée dès le Ier siècle et convertie en église à l’époque byzantine ainsi qu’une synagogue monumentale du Vème siècle, construite sur les ruines de la synagogue dans laquelle Jésus avait enseigné. Ces découvertes ont permis de révéler de nombreux détails de la vie quotidienne de cette petite ville.

Le site mis en lumière constitue un livre ouvert pour nombre de visiteurs et de pèlerins qui viennent y faire une expérience personnelle de la ville de Jésus, de sa vie et son exemple. Capharnaüm est aujourd’hui l’une des perles de la Terre Sainte, un lieu visité par des millions de pèlerins venus de tous les continents. Un lieu capable de célébrer simultanément culture, histoire et religion.

L'histoire du village

D’après les sources littéraires et le résultat des récentes fouilles, il est possible de retracer les événements historiques de l'ancienne Capharnaüm. 
Déjà, au deuxième siècle avant JC à l’époque hasmonéenne, le premier village se formait sur les rives du lac. Son emplacement privilégié le long des rives nord du lac rempli de poissons, son voisinage avec les sources de Tabgha et sa proximité avec l’artère de la Via Maris, permettaient aux habitants de se consacrer aussi bien à la pêche qu’à l’agriculture et de bénéficier des trafics commerciaux qui se dénouaient entre la Galilée et Damas. 

Jésus a choisi Capharnaüm pour en faire le centre de son ministère public en Galilée. 
Nous savons, par les évangiles, qu’il y avait dans le village la maison de certains des apôtres, dont celle de Pierre où Jésus a pris demeure, et une synagogue où il allait le samedi.

Au premier siècle ap. JC une communauté de judéo-chrétien s’est réunit à Capharnaüm et a établit comme le lieu de leur rencontre la maison de Pierre, créant ainsi un lieu de culte domestique. La présence de judéo-chrétiens est également signalée par d'autres sources juives, ces premiers chrétiens qu’on appelait Minim ou hérétiques. Grâce à la paix de Constantin, les fidèles purent construire une domus ecclesia plus spacieuse qui pouvait accueillir les premiers pèlerins venant pour certains de loin. Pendant la période byzantine, la synagogue et l'église octogonale furent reconstruites dans des formes monumentales et élégantes, reflétant la croissance du niveau de vie économique et social des habitants et aussi l’attention que portaient les deux communautés chrétienne et juive sur ce lieu commun de Capharnaüm.
Durant la période arabe, le village a progressivement commencé à perdre de son importance jusqu'à son abandon total qui s’acheva au XIIIe siècle.

LA SYNAGOGUE

Arrivé le jour du sabbat, Jésus se mit à enseigner dans la synagogue et de nombreux auditeurs en étaient stupéfaits ; il parle avec autorité… Marc 6,2

Les deux synagogues

 

Au cours du premier siècle avant notre ère on construisit en pierres locales une synagogue fort modeste, mentionnée à plusieurs reprises dans les Évangiles. Détruite pour une raison que nous ignorons cette première synagogue laissa la place à un nouvel édifice — celui dont nous voyons aujourd’hui d’importants vestiges sur le site de Capharnaüm. Si nous interprétons bien le compte rendu du pèlerinage aux Lieux Saints que fit une femme originaire semble-t-il de Galice dans les années 383-385, la nouvelle synagogue était déjà construite. Mais cette lecture ne s’impose pas suffisamment pour interdire de voir ici une conséquence du violent séisme de 419. La destruction de l’ancienne synagogue aurait exigé la construction d’un nouvel édifice. Hypothèse intéressante, mais impossible à vérifier par manque d’indices. Nous parlerons donc de synagogue d’époque byzantine, et c’est bien elle que les pèlerins du 5ème siècle mentionnent dans leur recension de voyage : « Il y a à Capharnaüm une grande et belle synagogue blanche ».

De la première synagogue où Jésus enseignait on ne voit plus aujourd’hui que les assises basaltiques des murs est et ouest qui servirent de fondations à la nouvelle synagogue.

LA MAISON DE PIERRE

 La vie de Jésus fait dire à plusieurs que nous n’avons aucune certitude quant à la validité des associations entre événements et lieux. Capharnaüm fait peut-être exception. En effet, l’histoire rattachée à la basilique retrouvée dans le village pourrait laisser entendre que nous avons affaire ici à la véritable maison de Simon-Pierre, celle où aurait résidé le Nazaréen alors qu’il était de passage à Capharnaüm.  

   

   Sur quoi se base-t-on pour faire une telle affirmation? Sur des témoignages écrits anciens et sur les fouilles archéologiques, bien entendu. Celles-ci ont mis à jour une partie importante des maisons qui formaient le village de pêcheurs. Or, parmi ce fouillis urbain, une maison a retenu l’attention des chrétiens dès les premiers siècles du christianisme (c’est la partie rosée sur le plan). Cette maison de 5,8 m X 6,45 m se distinguait des autres en ce qu’elle possédait des murs plâtrés dès le milieu du 1er siècle. Les fouilles ont permis de retrouver des objets usuels datant du 1er siècle, ainsi que des jarres, ce qui tendrait à confirmer l’usage public de l’édifice dès la fin du 1er siècle. Parmi les indices trouvés dans la maison, des graffitis sur les murs plâtrés mentionnent « Jésus, Seigneur et Christ ». Ce seul indice n’est pas concluant pour dire qu’il s’agit vraiment de la maison de Pierre mais, associé à ce qui suit, il prend toute sa valeur significative.

Les restes de la pièce centrale de la maison de Pierre

On peut voir sur la présente photo ce qui reste de la construction octogonale du 5e siècle. Le mur en bas, au premier plan, qui suit le tracé d’un angle, appartient au deuxième mur octogonal de la basilique. Au centre de la photo, on remarque une autre petite construction octogonale faite de petites pierres liées entre elles par du mortier. C’était le mur octogonal entourant la pièce centrale de la maison du 1er siècle

 

Une partie de ces murs s’appuie sur de grosses pierres de basalte noires qui formaient une partie du mur de la maison du 1er siècle. Le type de construction de ce mur en pierres de basalte correspond à ce que l’on trouve ailleurs, dans les autres maisons du village de Capharnaüm. S’il s’agit de la maison de Pierre, on peut dire qu’il s’agit ici d’un mur ayant reçu l’apôtre ainsi que son plus célèbre visiteur, Jésus de Nazareth. Peu de lieux en Israël nous rapprochent autant de ces personnages qui occupent une place privilégiée dans la tradition chrétienne. Je vous suggère de lire quelques passages des évangiles associés à cette maison comme Mc 1,29-34; 2,1-12.15-17; 3,20-35.

Pendant plusieurs décennies, les visiteurs pouvaient encore voir ces restes dans leur environnement naturel, jusqu’à ce que les Franciscains décident de construire une église par-dessus, église qui ressemble plus à un vaisseau spatial de la Guerre des Étoiles, ou à une grosse araignée de béton, qu’à une reproduction de la basilique octogonale. Ce besoin qu’on a de construire des églises, comme si le site naturel ne suffisait pas à nous recueillir convenablement! Ce qui fait qu’aujourd’hui, on n’a plus accès à l’ensemble de la maison sinon par une ouverture pratiquée dans le plancher de l’église franciscaine, ou par une vue partielle sous le ventre de l’araignée. Bien dommage.

L'îlot sacré sur la maison de Pierre

Les fouilles de 1968 ont mis en lumière la maison de Saint Pierre sous l'église octogonale byzantine située à environ 30 mètres au sud de la synagogue. Cette maison est souvent mentionnée dans les évangiles en lien avec l'activité de Jésus à Capharnaüm.

SUR LE LAC DE TIBÉRIADE

Tour en bateau. Évocation de la  tempête  apaisée.

"Ce même jour sur le soir, Jésus dit : Passons sur l'autre bord. Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait ; il y avait d'autres barques aussi avec lui. Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point quelle se remplissait déjà. Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? S'étant réveillé il menaça le vent et il dit à ma mer : Silence ! Tais-toi ! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous si peur ? Comment n'avez-vous pas de foi ? Ils furent saisis d'une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ?"

La scène que vous venez de lire se passe en Palestine, sur le lac de Génésareth aussi appelé le lac de Tibériade, d'après le nom de l'empereur Romain Tibère, ou encore la mer de Galilée. C'est une petite mer intérieure traversée de part en part du nord au sud par le Jourdain, 

Retour à NAZARETH

Diner et nuit à l'hébergement à NAZARETH

Samedi 5 mai

Le matin, départ 4h30 : Transfert à l’aéroport 7h00 : formalités d’enregistrement.

 

Vol de TEI AVIV pour NICE via ROME, (Alitalia)

 

Départ TEL AVIV  : 9h25 - Arrivée : ROME 12h10 

 

Départ TEL AVIV : 10h35 - Arrivée : ROME 13h25

 

Départ ROME : 16h30 - Arrivée :  NICE 17h40.

 

Ce programme est susceptible d’adaptations en fonction des confirmations de vols, des rencontres et des célébrations.