Bienvenue vous tous, qui chercherez voie.

Extrait d'un message que j'ai reçu le 10 juin 2013. (Louise)

 

" Ne pensez pas avoir une bonne conscience parce que vous priez, n'oubliez pas que le paradis ou l'enfer se trouve en vous. Chaque fois que vous êtes en accord avec la parole de Celui qui est venu vous enseigner le chemin de l'Amour et que vous mettez en pratique son enseignement vous êtes avec Lui. Chaque fois que vos paroles sont dans la haine, dans le mensonge, dans l'agressivité et dans tant d'autres choses, vous êtes avec celui qui est dans l'obscurité. Je vous le dis, en vous peut se trouver l'enfer ou le paradis.

 

À vous de choisir le chemin ! "

                          MON  HISTOIRE

                                  

            Tout a commencé le 23 octobre 1949.

         

           Le jour même où je suis venue au monde, mon grand-père le quittait. Pendant 48 heures, ma mère vit une ombre tourner autour de mon berceau, et durant 20 années, du 23 octobre 1949 au 16 août 1969, j’ai vécu à la fois dans le monde des vivants et dans le monde des morts. Ils ont fait partie de mon enfance et de mon adolescence au quotidien. Ils étaient là parmi nous. Je les voyais évoluer autour de moi, aller, venir, sous une apparence humaine qui se déplaçait en flottant toujours au-dessus du sol. Durant ma prime enfance, mon entourage familial se souvient que je conversais avec eux. Par la suite cet échange verbal a cessé. J’avais droit à une caresse, à une tape familière, en guise de témoignage amical, et je sentais alors nettement la pression de la main qui touchait ma tête ou mon épaule.

 

          Ces défunts, ils semblaient appartenir à toutes les époques, je me souviens d’un couple, aperçu maintes fois au bord d’un chemin, et dont la femme portait une longue robe d’un autre âge. Je me sentais très attirée par la silhouette de cette femme qui ne faisait que passer, mais dont le charme auréolait comme si le paysage et le soir tout entier n’appartenaient qu’à elle. Il y avait aussi un homme, en costume de ville, qui semblait méditer près d’une fenêtre du couloir, au domicile de ma mère.

 

          Souvent j’informais ma sœur : « il y a des gens qui arrivent chez nous ! » Elle s’avançait, regardait … Sans jamais rien voir. Et tous ces « phénomènes » qui provenaient de moi, paraissaient bien étrange à mon entourage. Pourtant, je les voyais ces défunts, dans un état éveillé, révéler leur présence toujours à peu près dans les mêmes conditions et la même inlassable continuité. Oui, je les voyais … et j’étais bien la seule. Lorsque je l’ai compris, je n’en ai plus parlé, car devant le fait d’une telle étrangeté, on disait de plus en plus souvent : « elle est folle cette petite ! »

 

         Des paroles de ce genre ne sont jamais insignifiantes. Elles vous atteignent profondément, vous vous sentez refusée, incomprise. Sans doute ont-elles influencé mon libre arbitre, en ce jour du 16 août 1969.

 

          La scène qui se déroula ce même jour, reste inoubliable à mon esprit. Je me trouvais allongée sur le lit de ma chambre, la tête emplie des souvenirs de la veille où j’avais assisté aux cérémonies mariales de ce 15 août. J’avais également participé au bal du village donné en l’honneur de la fête patronale. Et seule avec moi-même, je laissais vagabonder agréablement mes pensées ... J’avais 20 ans ... Quand soudain, je me vis entourée par un groupe de défunts qui avaient fait irruption dans la chambre et qui semblaient accourir de plus en plus nombreux autour de moi. Et avec quelle rapidité ! En quelques instants, ils avaient atteint la densité d’une foule, qui chose frappante, ne cessait de grandir. Tout se jouait en noir et blanc et le temps semblait perdre peu à peu sa dimension temporelle.

 

           Je ne saurais dire quel sentiment s’éleva en moi. Mais une sensation exaspérante me prit à la gorge. Je me suis levée et j’ai crié avec force à tous ces frères défunts : « Partez d’ici ! Laissez-moi !  Partez et ne revenez plus ! » Puis j’ai fermé les yeux et j’ai ajouté plus calmement : « Je vous demande la grâce de ne plus vous voir ! »

 

            Et cela me fut accordé.

 

            Lorsque je rouvris les paupières, ils avaient tous disparus.

 

           Je n’ai jamais regretté d’avoir agi ainsi. Mais quelle pouvait bien être leur démarche ce jour-là. Que pouvaient-ils vouloir, ces frères désincarnés qui paraissaient obéir à un mystérieux rituel ?

 

            Toutes ces questions sont destinées à rester sans réponse … Un jour peut-être …                

 

        « Bien souvent, lors d’événements importants ces êtres désincarnés me sont apparus,  afin de m’informer. »

 

           Cependant, même s’il est très délicat de s’exprimer sur la question des rapports avec les défunts, je ne peux résister à l’envie de vous dire, en toute bonne foi : « les vivants ce sont eux ! » Ils nous voient et nous entourent, délivrés du fardeau de leur corps, tout en demeurant invisibles à nos yeux, sauf, pour ceux rares parmi nous, à être branchés sur le surnaturel.

 

           Et elle était bien de ceux-là, la petite fille qui avait reçu à son berceau le don de capter l’invisible, mais on lui a fermé la bouche, peut-être par crainte superstitieuse ou bien par méconnaissance. Néanmoins, l’avenir a bien confirmé les dons qu’elle portait en elle, comme en atteste la suite de l’histoire.

 

          Au début des années 60, alors que j’étais malade depuis plusieurs jours, sous la persistance d’une forte température, je suis venue m’installer dans un fauteuil de la salle de séjour, soutenue par le bras vigilant de ma mère.

 

         Un film était diffusé à la télé : « Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ». Devant les images de ce film, je me suis mise à pleurer, pleurer, incapable d’endiguer le flot de larmes jaillissant de mes yeux. J’entends encore ma mère, derrière moi, qui implore et demande à Sainte Thérèse : « Que ces larmes fassent passer la température ! »

 

           Dans la nuit qui suivit, Sainte Thérèse est venue me chercher. Comme tous les défunts qui me sont apparus, elle se tenait à 40 cm du sol. Elle m’emmena sur une tombe, et là une pluie de roses est tombée. Sauvetage miraculeux ; le lendemain j’étais guérie.

 

          Le 26 février 1993, je suis victime d’un accident vasculaire cérébral à type de thrombophlébite massive avec un infarctus cérébral entraînant une perte de connaissance progressive, qui va me conduire à vivre un temps de « l’autre côté du miroir », par ce qu’on appelle une N.D.E ou E.M.I, Expérience de mort imminente. Je suis présente. Tout se déroule comme dans un film. J’entends ce qui se dit. Je parle, mais personne n’a l’air de m’entendre, ni répond. Et puis je me vois, à 40 cm du sol. Mon corps est dans ce lit, moi attachée avec des tubes ; des barres de sécurité entourant le lit.

 

          Soudain, « ils » viennent me chercher… Ils m’emmènent dans un endroit dont je revois chaque détail en mémoire : une table, des livres, des textes sacrés, la kabbale. Sans doute suis-je au centre de fantastiques archives akashiques… Je suis occupée à écrire… On frappe à la porte. Je dis : « Entrez » Je me retourne, j’aperçois une porte verte, elle est large, elle s’ouvre, et apparaît soudain devant moi : un moine ! Tout étonnée je reconnais en lui le Padre Pio, dont j’avais entendu parler et vu la photo. Je me lève aussitôt, je vais vers lui, je saisis ses mains, je les embrasse, je me baisse pour embrasser ses pieds ; il me prend dans ses bras, me redresse. Et tout à coup tout devient noir.

 

            Je viens de perdre connaissance et je tombe dans un état comateux dont je ne peux évaluer la durée, étant donné que le fil du temps m’a échappé… Je suis réveillée, mais plus de motricité ni de préhension ? Je ne parviens plus à saisir les objets, ni à retenir ce que l’on me met entre les mains. Pensant que j’allais sans doute mourir, ou bien devenir légume dans un lit, le professeur me dit : « vous êtes un cas ».

 

             48 heures plus tard, je fais un nouveau réveil et cette fois j’ai retrouvé l’usage de mes membres.

 

             Médicalement tout demeure inexplicable. Les médecins de l’équipe, dont l’esprit cartésien venait d’être mis à rude épreuve, m’ont déclaré : « on ne comprend pas, on ne sait pas… Ni comment cela va évoluer compte tenu des dégâts : hypoplasie, lésions cérébrales, thrombose ». Le tableau n’était pas mince et pouvait laisser craindre de dures séquelles. Comment ai-je pu encore une fois y échapper ? Tout est pourtant redevenu normal dans ma vie, activités professionnelles… Je poursuis un suivi médical régulier. Mon dossier médical demeure une énigme pour la science. Le fait d’avoir survécu a permis aux médecins de sauver d’autres personnes, ayant pu leur expliquer les symptômes précurseurs. Symptômes qui ont été publiés.

 

           À la sortie de cet épisode de « mort et renaissance ». Je suis assaillie par une série de difficultés d’ordre matériel, qu’il me faut résoudre impérativement. Je me heurte à l’écueil de vieux problèmes qui encombraient mon existence et que je subissais, passivement, Comme on traîne un boulet. Après mon attitude fut différente et je parvins à programmer les choses autrement.

 

          Depuis ma vie s’est trouvée orientée vers un renouvellement constructif, vers plus de liberté et d’indépendance.

 

          Au mois de mai 1994, je décide d’aller remercier le Padre Pio, au sanctuaire de San Damiano.

 

          Après avoir assisté à la messe de sept heures, je sors sur le parvis de l’église, attendre ma mère qui se trouve encore à l’intérieur de l’église, une église bondée de monde.

 

            Je me retourne et vois un homme venir dans ma direction. Cet homme s’adresse à moi en ces termes : « je suis paysan du coin ». Puis il me regarde, lève sa main et prononce : « Votre tête c’est fini, et quand vous vous adressez à Lui, passez par sa mère il préfère. »

 

            Ensuite il me demande un carnet qui se trouve dans mon sac avec un stylo ; il y inscrit le nom de trois médicaments  : « Lorsque vous retournerez en France, faites-vous prescrire ces remèdes par votre médecin. » Après nous échangeâmes quelques mots, puis, un bruit voisin m’incite à détourner la tête, un très court instant. Quand mon regard revint vers lui, l’homme avait disparu.

 

            J’ai demandé à mon médecin de me prescrire les-dits médicaments, lui racontant ce qui s’était passé. Il fut très étonné de constater que ces médicaments correspondaient parfaitement à ma pathologie. Pour le reste, il ajouta avec humour que mes « potentialités » n’avaient pas fini de surprendre… Éternel malaise de la science face au surnaturel qui ne peut être mesuré ni mis en équation.

 

            Je fais un retour à San Damiano, quelques années plus tard. En arrivant dans le village, j’aperçois une statue d’environ 2 mètres de haut, d’une vierge magnifique, une vierge couronnée. Surprise… Je me rends compte que je suis seule à la voir.

 

             Au cours de mes différents voyages à San Damiano, j’ai vécu des faits similaires et troublants, ce qui m’a incité à créer une Association ayant pour but de ramener les gens à la spiritualité.

 

              Avec la même sincérité que j’ai mise à vous  raconter mon expérience de vie, qui m’a fait traverser bien des métamorphoses, j’invite tous ceux qui sont dans l’attente de se mettre ou de se remettre en harmonie avec soi-même, à faire le chemin du voyage qui mène sur des lieux imprégnés du symbolisme divin et où se produira peut-être la merveilleuse étincelle.

 

              Tous sont des lieux où semblent s’être focalisées des influences célestes puissamment régénératrices, faites pour panser et consoler la douleur humaine. Le but du voyage étant de revenir différent, changé, purifié, et comme ayant découvert sa véritable place au sein de la Création. Depuis les temps lointains, où les Jacques de Compostelle prenaient la « route des Etoiles », bourdon en main, la quête d’absolu est demeurée la même.

                                                                                                   Louise Pozzo Di Borgo